Notre avis sur l'Iran : Quelle Claque ! | On Part Quand ?

L'Iran, quelle claque !

 

Ce que l’on a pensé de l’Iran

J’ai dû m’y reprendre plusieurs fois avant de réussir à trouver les mots justes pour parler de l’Iran. Nous sommes revenus depuis à peine plus d’une semaine et c’est autant de temps qu’il m’aura fallu pour digérer ce voyage. J’arrive à en parler, mais j’ai beaucoup de mal à l’écrire. Alors je me lance dans un ultime brouillon en espérant que cette fois, ça sera la bonne.

C’est comme si j’avais tellement hâte de vous en parler que les mots me font faux bond. Ce voyage a été si intense que les idées se précipitent en même temps sur le bout de ma langue. Je ne sais pas comment les trier, je ne sais pas comment les amener, je ne sais pas comment les ordonner pour vous faire comprendre à quel point ce voyage a été riche.

Il y a 11 ans, j’ai découvert le film Persépolis de Marjane Satrapi adapté de sa propre BD. Cet animé en noir et blanc retrace la jeunesse de l’autrice au moment de la révolution iranienne. À l’époque, j’avais adoré le film, je l’ai regardé plus d’une dizaine de fois et j’avais aussi acheté la bande dessinée que j’avais tout autant dévorée. Je crois que mon envie d’aller en Iran vient de là. Cette fascination pour ce peuple qui m’était alors complètement inconnu est restée en moi toutes ces années. J’ai toujours eu envie d’aller en Iran, je ne savais pas vraiment pourquoi, mais je crois aujourd’hui que Marjane y était pour quelque chose.

C’est en voyant que de plus en plus de voyageurs s’y rendaient que j’ai compris que nous pourrions y aller aussi. Un rapide coup d’œil au prix des billets d’avion et hop, la décision était prise. 9 mois après notre retour, nous étions donc dans l’avion-direction Téhéran.

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Pourquoi faut-il aller en Iran ?

Si ce voyage est si difficile à raconter, c’est parce que dès les premières minutes sur le sol iranien, les aventures ont commencé. En à peine 24 h, nous avions déjà fait 8 rencontres amicales (dont celles de deux Iraniens), été confrontés au paradoxe incarné par le pays et avions déjà acquis de nouvelles connaissances sur l’Histoire de ce peuple. Bref, ces premières 24 h nous laissaient déjà présager un voyage pas comme les autres. Et nous n’avons pas été déçus.

Partir en Iran c’est se prendre une grosse claque. Une claque culturelle, mais aussi une putain de claque humaine. Et je pèse mes mots. Oui, nous sommes déjà allés dans des pays hospitaliers et chaleureux, mais jamais comme ce qu’on a connu en Iran. Ce n’est pas simplement de la gentillesse et de la bienveillance, c’est plus que ça. Pendant 30 jours nous avons été confrontés à un peuple profondément humain, qui, malgré tout ce qui lui arrive, aime la vie, aime les gens et encore plus les étrangers.

Là-bas, l’Autre est accueilli comme un roi, un invité de première classe à qui l’on ne manquera jamais de respect. Au début, c’est difficile à croire, parfois c’en est même gênant. Gênant, parce que face à tant de bienveillance, parfois on a honte de ce que l’on peut dire ou penser. Et honte de la façon dont nous accueillons les étrangers. Aller en Iran, ça remet les idées en place. Ça nous remet à notre place.

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De surprises en apprentissages

Chaque jour, on en apprend un peu plus sur ce peuple, sa culture et ses traditions. Chaque jour, les conversations tournent autour de la politique du pays. Quand on va en Iran, c’est impossible de rester à la surface des choses. Impossible de rester à notre place de touristes qui n’a qu’une vague idée de ce que le peuple vit au quotidien. Parce que quand on rencontre un Iranien, on est obligé de creuser toujours plus profondément. Pour comprendre. Comprendre ce qu’il s’est passé et ce qu’il se passe. Et puis parce qu’ils ne peuvent pas s’en empêcher. Comme s’ils profitaient de notre présence pour se justifier : ils ne sont pas ce que l’on peut penser qu’ils sont. Et puis nous, en face, on est avide de connaissances. On veut tout savoir de la Perse et de la situation si paradoxale dans laquelle le peuple se trouve.

Mais déjà, dès les premières minutes nous l’avions compris. L’Iran est bien loin des idées qu’on peut s’en faire. Oui, la situation politique et économique du pays est délicate. Mais si vous saviez comme les Iraniens eux-mêmes le regrettent. Il ne s’est pas passé un jour sans que l’on vienne nous dire « je suis contre ce gouvernement ». Et il ne s’est pas passé une journée sans que l’on soit surpris par la différence entre ce que le gouvernement veut et ce que les Iraniens font.

Ça fait déjà deux fois que je l’écris : l’Iran c’est le pays des paradoxes. Face à ce gouvernement liberticide et autoritaire se trouve une population éduquée, joyeuse et finalement, je trouve, très occidentale. Ici, Internet est filtré, mais tout le monde utilise un VPN et ce n’est un secret pour personne. Ici, les femmes ont l’obligation de porter le voile, mais nombre d’entre elles se rebellent et usent de stratagèmes pour détourner au maximum son usage. Ici, il est interdit de boire pourtant le vin de Chiraz est très réputé.

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Choisir l’Iran c’est choisir l’humain

L’Iran est un pays de surprises. Parce qu’on ne sait jamais de quoi demain sera fait. En voyage on n’est jamais à l’abri d’une rencontre fortuite. Mais en Iran, pas une journée ne se passe sans que vous ayez échangé de vraies conversations avec au moins 3 personnes rencontrées aussi bien dans la rue, que dans le bus, à l’hôtel ou au restaurant. Et il ne se passe pas non plus une journée, sans que vous ne receviez une invitation à venir passer quelques jours chez quelqu’un. On a d’ailleurs assez vite réalisé qu’on aurait tout à fait pu passer un mois à suivre les Iraniens que l’on a rencontrés. Laissez tomber les plans et laissez vous porter par la bonté des Iraniens, vous ne serez pas déçus.

Pour nous, l’Iran représente la plus belle aventure humaine que l’on a pu vivre en voyage. Ils sont gentils, drôles, honnêtes et tellement touchants. Je n’ai pas pu retenir mes larmes lorsque l’on a quitté Fatemeh et Amin à Rafsanjan, pas pu m’empêcher d’avoir un pincement au cœur quand on a dit au revoir à Ramin et sa famille au Kurdistan. Et j’ai eu de trop nombreuses fois le cœur brisé lorsque l’on nous demandait : « Pensez-vous que les Iraniens sont des terroristes ? » Et on nous l’a posé souvent cette question. Trop souvent.

Je ressens une immense gratitude pour toutes ces personnes qui nous ont souhaité la bienvenue dans leur pays, offert le thé, invités à dîner, guidés dans leurs villes, fait rencontrer leurs amis, hébergés et nourris pendant quelques jours. J’espère un jour pouvoir rendre au moins le quart de tout ce qu’ils nous ont donné.

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Notre avis sur l’Iran ? On a adoré.

Il y aurait encore tellement de choses à raconter sur ce peuple très éduqué, très cultivé, dont nombre de parcours de vie sont impressionnants. Tant à expliquer sur cette religion qui fait partie de leurs traditions, mais qui, en même temps, les étouffe. Tant à écrire sur la situation économique du pays qui va de mal en pis, causant beaucoup de tort aux Iraniens impuissants. Mais je ne sais pas comment vous transmettre tout cela pour le moment. J’espère que les prochains contenus que nous publierons vous aideront à mieux cerner le pays. Le mieux est encore d’y aller pour le voir, pour le croire.

Après presque trois ans de vadrouille, l’Iran atteint directement le top 3 de nos destinations favorites aux côtés de la Colombie et de la Malaisie/Indonésie (que je n’arrive toujours pas à départager). Je crois que vous l’avez compris, dire que nous avons adoré l’Iran est encore faible comparé à ce que nous y avons vécu humainement. Et vous savez à quel point l’Humain est important pour nous pendant nos voyages.

Merci l’Iran.

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