Trek de Quilotoa : Guide pratique + retour d'expérience | On Part Quand ?

Peu de temps après notre arrivée en Equateur, nous décidons de nous engager sur notre première randonnée en autonomie, le trek de Quilotoa qui nous fait grimper en altitude à la découverte de villages, plaines et montagnes magnifiques et de la lagune de Quilotoa.

LATACUNGA : DÉPART POUR LE TREK DE QUILOTOA

Latacunga est une ville qui n’a, pour être honnête, aucun intérêt. En fait, la seule raison qui fait que de nombreux voyageurs s’y arrêtent c’est sa proximité avec le village de Quilotoale point de départ de quatre jours dans les Andes équatoriennes. Nous avons donc débarqué dans cette ville, pris une chambre à l’hostel central, fait nos sacs et laissé tout le superflu dans un placard fermé de l’hôtel, comme tous les autres voyageurs. Aujourd’hui, jeudi, nous sommes donc prêt à débuter le trek de Quilotoa ! (Retrouvez toutes nos infos pratique pour l’organisation du trek de Quilotoa dans les encadrés « bon à savoir » tout au long de l’article)

On a pris le bus direct de Lacatunga pour Quilotoa. Le départ était prévu entre 9h et 10h, on est parti à 10h. Deux heures de routes à travers les montagnes andines. On admire par la fenêtre les champs de cultures, patchwork de couleurs sur le flanc des montagnes. C’est magnifique.

On comprend (enfin) que les femmes en jupe de velours plissées, aux bas de laine blancs, chaussées de mocassins noirs et coiffées de leurs chapeaux hauts, leurs longs cheveux noirs attachés en queue de cheval tenue par une ribambelle de rubans multicolores sont en fait les femmes de la campagne andine. C’est, comme souvent, en sortant des villes, que l’on rencontre l’essence même d’une culture. Devant nous, dans ce bus les hommes, les femmes et les enfants de ce pays andin nous montrent le vrai visage de l’Equateur, le même que celui que l’on aperçoit au gré de la route, travaillant dans ces champs de toutes les couleurs.

On arrive à Quilotoa avec 15 minutes d’avance, ce qui est assez exceptionnel pour être souligné. On reprend nos sacs à dos et on avance vers le village en affrontant un vent à décorner les bœufs. La différence de température avec tout ce qu’on a connu avant se fait largement sentir !

LE VILLAGE DE QUILOTOA AVANT DE COMMENCER LE TREK

Quilotoa n’est pas bien grand, des maisons qui ne payent pas de mines se partagent le chemin avec d’autres maisons en briques rouge et en bois, qui nous paraissent toutes mignonnes.
Je croise le regard d’une femme, je lui souris et en me rendant un sourire elle nous demande si nous cherchons une chambre pour la nuit. On acquiesce et elle nous invite à venir voir ce qu’elle peut nous proposer. En entrant par la grande porte en bois, nous découvrons une maison proprette et très jolie.

On discute du prix et finissons par accepter de nous installer ici pour 15$ la nuit par personne comprenant le dîner et le petit déjeuner. Nous sommes seuls dans l’hôtel et avons le luxe de pouvoir choisir pour le même prix, une chambre double avec un poêle à bois. Non parce que franchement, ça caille sévère. Le vent me rappelle le mistral en hiver. Sauf qu’à 3800m d’altitude, au milieu des montagnes la sensation n’est sensiblement pas la même.

On pose nos sacs, on prend un peu à manger et on file affronter le vent (et la petite pluie) pour aller découvrir cette fameuse lagune de Quilotoa. On remonte le village jusqu’à arriver au mirador et là… Wow, c’est beau.

trek de Quilotoa
trek de Quilotoa

Ce volcan autrefois actif a vu son cratère s’effondrer et laisser place au fur et à mesure du temps à cette magnifique lagune qui, lorsque le soleil est au rendez-vous, brille de mille bleus. Malgré l’absence partielle de l’astre, la lagune n’en ai pas moins belle : on distingue parfaitement des bleu-turquoise côtoyant des bleus plus profonds.

Les flancs du cratère sont eux aussi magnifiques : dentelés, raides, recouverts d’une couche de végétation qui tire sur le vert et le jaune. L’un des côtés du cratère se fait illuminer par quelques rayons de soleil tandis qu’en face le ciel est noir et menaçant. La lumière est incroyable et donne à l’endroit un caractère mystique et impressionnant. Je ne peux m’empêcher de penser à l’immensité de ces volcans. Ces monstres de la nature ont une sacrée tendance à me fasciner. Les proportions démesurées de ce cratère laissent à penser à la force de la Terre et des dégâts qu’elle a pu (et pourrait) causer.

FAIRE LE TOUR DE LA LAGUNA QUILOTOA (OU PRESQUE)

Une fois que l’on a pu apprécier la vue depuis le mirador, il est possible de faire le tour de la lagune de Quilotoa.La randonnée dure environ 4-5h et permet de tester aussi sa capacité d’acclimatation. Il est possible de descendre jusqu’à la lagune et même d’y faire du kayak (il paraît qu’on peu toujours voir une activité dans l’eau alors que le volcan est officiellement éteint !).

Nous n’avons pas voulu nous rendre jusqu’à la lagune pour la bonne et simple raison qu’ensuite il faut tout remonter… On n’était pas vraiment prêt surtout vu le temps et nos conditions physiques. Du coup on a décider de faire le tour de la lagune. Le vent souffle vraiment fort et nous pousse en avant. Certains passages nous en abritent mais nous retournons vite sur les crêtes. Le panorama est quand même superbe. À droite la lagune, à gauche comme un canyon certainement formé par l’activité passée du volcan. Nous surplombons le tout en marchant sur un chemin sablonneux.

trek de Quilotoa

On trouve un coin à l’abri pour manger nos sandwichs queso créma-jambon. La pluie s’invite à la fête. C’est pas drôle de manger sous la pluie… On termine notre festin puis on marche un peu. En fait, les effets de l’altitude commencent à se faire sentir. J’ai mal à la tête et Arnaud n’est pas au top non plus. Aux vues du temps qui ne s’améliorera pas et du nombre d’heure qu’il nous reste à marcher (sans oublier que la nuit tombera avant que nous ayons fini), nous rebroussons chemin et retournons nous mettre « au chaud » à l’hôtel (comprendre en polaire, sous la grosse couette, parce que pour le moment il n’y a pas de source de chaleur ici !).

Je m’endors pour essayer de faire passer la migraine, Arnaud fait de même. On se réveille un peu plus tard, le mal de tête s’est un peu dissipé mais Arnaud n’est toujours pas au top.
Une sopa de quinoa plus tard, nous sommes de nouveau au chaud avec en prime un feu dans le poêle.

trek de Quilotoa

Se rendre à Quilotoa ?

Depuis Latacunga : un bus direct à 9h30 ou, si vous voulez partir plus tôt prendre un bus pour Zumbahua puis une camionnette pour Quilotoa.

Ou dormir à Quilotoa ?

On vous conseille l’hôtel Runa Wasi, le premier en arrivant au village, avant même d’avoir passer les barrières de sécurité. Tout neuf, maison assez grande en briquette rouge.
Ils annoncent 20$ la nuit par personne + dîner et petit déjeuner mais on l’a négocié plus que facilement à 15$ pour la chambre double avec poêle à bois, serviette de toilette et wifi (sauf que nous ca ne marchait pas)

Prix d’entrée à Quilotoa : 2$ / personne. Gardez le ticket pour ne pas repayer le lendemain.

Conseils pour faire le tour de la lagune de Quilotoa :

Prévoyez des bâtons de marche car le vent souffle fort et le chemin n’est pas très grand. Il paraît que la marche est la plus dur de tout le trek, ne rigolez pas avec les effets de l’altitude, allez-y molo. Au pire, le lendemain vous referez la moitié du chemin  

JOUR 2 : DÉBUT DU TREK DE QUILOTOA À CHUGCHILAN

La nuit a été reposante : 10h de sommeil dans une literie super confortable ! On englouti le petit déjeuner, on prépare nos sacs et en avant !


La randonnée d’aujourd’hui nous mène au village de Chugchilan à environ 10km de Quilotoa. Nous sommes bien habillés car dehors le vent souffle très fort. On reprend la petite marche d’hier le long de la crête de la lagune et nous profitons encore une fois du panorama somptueux sur l’eau aujourd’hui plus verte de la lagune de Quilotoa. Nous marchons un bon moment le long des crêtes, le temps suffisant pour nous décoiffer. Le vent nous pousse et sur le chemin ensablé il est parfois difficile de bien tenir le rythme. Après une bonne heure de marche nous arrivons à un petit refuge. Ici le chemin se sépare en deux : continuer le long de la lagune où aller vers le village.

trek de Quilotoa


Nous descendons donc pendant un bon moment à travers la montagne et les champs de toutes sortes. Au bout de deux heures et demie, nous arrivons à un village. Nous pensions être arrivés à destination mais que nenni, nous sommes en fait à San Pedro de Guayama, le village intermédiaire. Jusque ici la randonnée était plutôt facile et on en a bien profité. Se balader en profitant de l’odeur des pins et des fleurs, seuls qui plus est, dans ces paysages magnifiques, sur des routes plutôt planes est un régal.

Après avoir traversé le village cependant, les choses se corsent. Face à nous le canyon du Rio Toachi et encore plus loin derrière le canyon, le village de Chugchilan. Autant vous dire que ça va être coton. Nous descendons secs dans le canyon pour le plus grand plaisir de mes pieds qui au fur et à mesure commencent à me faire mal. Le poids du sac ne me gêne pas mais mes doigts de pieds qui cognent sur le bout de ma chaussure, si… Sans compter sur la crampe qui, une fois de plus fait son apparition sous mon pied. Bref, je vous le dis je râle et Arnaud encaisse.

Le sable est glissant, lorsqu’il y a des grosses bourrasques, mon sac me fait changer de cap : j’ai peur de me casser la gueule lorsque le terrain tombe à pic le long de ce petit chemin sableux escarpé. À un moment on arrive face à un glissement de terrain énorme, le chemin est coupé… Nous n’avons pas d’autre solution que de descendre encore plus bas dans le canyon pour traverser la rivière et remonter. Je suis aux anges. On doit même traverser un pont de fortune en tronc d’arbre.

Et ensuite la montée… Là aussi ce n’est pas de la tarte. N’oublions pas qu’à cette altitude ont se met à respirer comme des bœufs presque instantanément. Et ça n’arrêtera plus de monter pendant une heure et demie jusqu’au village qui me paraissait ne jamais arriver. On nous a beaucoup parlé du Cloud forest hostel donc c’est sans hésiter que nous allons nous y installer. Joie de poser son cul sur un lit et d’enlever ses chaussures.


À 19h nous allons manger à la même table qu’un groupe d’une dizaine de personne qui fait le trek dans l’autre sens. On leur raconte notre journée et leur souhaitons beaucoup de courage pour ce qu’ils s’apprêtent à grimper jusqu’à la lagune. Entre nous, nous sommes bien contents d’avoir commencer dans l’autre sens !
On mange le plat et le dessert (!!!) de l’hôtel et nous faisons la connaissance de Mélanie qui fait le trek de Quilotoa dans le même sens que nous. Nous discutons jusqu’à 21h30 et finissons par aller nous coucher, demain la journée est encore longue.Bon à savoir

INFOS PRATIQUES DE LA PREMIÈRE ÉTAPE DU TREK DE QUILOTOA : DE QUILOTOA À CHUGCHILAN

Temps de marche ? Nous avons mis 5h30 pour boucler cette étape.

Ou dormir à Chugchilan ?

Certainement le seul hostel peuplé tout au bout du village : le cloud forest hostel 15$ /personne / nuit diner et petit déjeuner compris. Le gérant est très sympa. Chauffage dans les chambres. Serviettes de toilettes, eau chaude et wifi

JOUR 3 – DE CHUGCHILAN À ISINLIVI

Après une nuit presque bonne, nous prenons le petit déjeuner de champion offert par l’hôtel et nous nous mettons en route pour la deuxième étape de randonnée du jour. La portion d’aujourd’hui devrait faire une dizaine de kilomètres encore avec un dénivelé moins important qu’hier. Nous descendons la route et finissons par repérer l’inscription sur le poteau électrique. Nous descendons par le chemin et profitons d’une balade agréable sur un large chemin avec une vue imprenable sur le canyon que nous avons traversé hier. La descente est plutôt tranquille jusqu’à ce qu’on trouve un autre panneau indiquant Insilivi, sur notre gauche. La flèche nous fait sortir de la grande voie et nous aventurer plus bas jusqu’au Rio.

trek de Quilotoa

À ce moment précisément nous nous sommes trompés de chemin, mais ça nous le saurons que bien plus tard dans la soirée. Donc cher lecteur qui vous apprêtez à faire le trek de Quilotoa, surtout quand vous avez en vu un petit village tout mignon avec une égalise pas comme les autres, surtout, gardez le cap et ne suivez pas ce malencontreux panneau.

Nous descendons donc jusqu’à la rivière et arrivons face à un grand pont suspendu vraiment en sale état. Je prends mon courage à deux mains et le traverse en premier. Mes jambes se tétanisent par la peur vers la fin, lorsque les planches en bois horizontales sont accompagnées de planches en bois mises à la verticale pour mieux les tenir…j’inspire un grand coup et je traverse les cinq derniers mètres en quelques pas. J’attends Arnaud qui s’élance sur le pont à son tour. Une fois l’épreuve de l’eau passée, l’épreuve de la terre nous attend. Nous devons désormais remonter le canyon et croyez moi ce n’est pas une mince affaire.

trek de Quilotoa
trek de Quilotoa

Pour les randonneurs qui prennent le bon chemin, une fois passé le village, vous descendrez vous aussi jusqu’au Rio, jusqu’à atteindre un pont fait d’un tronc d’arbre.

La remontée est raide, pendant une bonne demie heure on remonte à flanc de falaise sur un chemin très broussailleux, les herbes sont hautes on n’a pas vraiment l’impression que le chemin est beaucoup emprunté (…et pour cause …) on arrive finalement en haut, nous profitons de la vue splendide sur le canyon, avec un brin de fierté quand on aperçoit le chemin que nous avons parcouru. On en profite pour faire notre pause casse-croûte et demander notre chemin par la même occasion (lol).

trek de Quilotoa

SE PERDRE SUR LE TREK DE QUILOTOA…

Repus, on reprend la route au milieu de prairie et de champs de maïs. On croise quelques villageois à qui on demande relativement souvent si nous sommes sur le bon chemin. Nous sommes sur une grande route de sable et bientôt nous apercevons un chemin qui descend de nouveau vers le Rio, face à nous un gros village. C’est à ce moment que je jette un œil à maps.me pour m’assurer que nous sommes bien en direction d’Isinlivi. Selon la flèche nous n’y sommes pas et le village en face serait plutôt Sigchos, notre étape de demain…. Isinlivi se trouverai un peu plus sur la droite, nous faisons donc demi tour tout contents d’avoir éviter de descendre pour rien (double lol).

Alors on marche sur la grande route, 1km, 2km puis 3km et toujours pas de village qui se profile… face à nous le canyon et cette route qui longe la montagne. Nous avons quand même un gros doute… On s’arrête pour réfléchir et reprendre des forces, Arnaud monte au sommet d’une montagnette pour espérer voir de l’autre côté le village et moi j’attends. Une moto passe, je l’arrête et demande aux deux jeunes dessus où se situe Isinlivi. Leur réponse est fatale : c’est le village que l’on apercevait tout à l’heure…. Visiblement même le GPS était perdu.

On se rend compte qu’on a perdu une belle heure, il est 16h on a intérêt à vite redescendre le canyon si on ne veut pas arriver trop tard. Nous rebroussons chemin, coupons à travers quelques prairies pour rejoindre plus vite le bas du canyon et traverser le Rio. Sur le pont on retrouve un marquage que nous n’avions plus vu depuis…. Pas mal de temps, pour ne pas dire toute la randonnée.

Puis on retrouve notre chemin

Et nous remontons pour la deuxième fois de la journée le canyon. La montée est dure, on a mal aux jambes et aux pieds, nous n’avons plus beaucoup d’énergie. Au bout d’une demie heure nous apercevons enfin les panneaux de l’hostel que nous avions repéré. On est vite accueilli, nous sommes les seuls clients pour la nuit.
Nous savons que nous étions quatre aujourd’hui sur le chemin, nous présumons que nos deux camarades ont dû s’installer dans le deuxième hostel du village.

Plus tard, autour du copieux et délicieux repas de nos hôtes, nous comprendrons qu’en fait nous nous sommes bien trompés de chemin sur toute la ligne en suivant le « vieux » chemin qui n’est désormais plus utilisé par les voyageurs comme nous. En fait des le début, quand nous avions vu sur un petit village près de Chugchilan, nous aurions dû y passer. Le pont que nous avons emprunté n’est plus en service et les petites flèches dessinées dessus étaient censées nous avertir qu’il fallait passer notre chemin… Nous avons cru qu’elles nous indiquait que là était bien le chemin….

Le soir nous avons relu des articles d’autres blogueurs ayant fait le trek, qui nous avait bien servi les jours d’avant et pour notre organisation. Ils parlaient d’une forêt d’eucalyptus, nous n’en avons jamais vu la couleur… Dommage. Il paraît que le nouveau chemin est encore plus beau. Celui que nous avons traversé était quand même vraiment pas mal avec toujours une superbe vue sur ce canyon qui décidément nous en fait voir de toute les couleurs.
Avant d’aller nous coucher, nous demandons un plan à notre hôte pour le chemin de demain, nous aimerions éviter de nous perdre une nouvelle fois !Bon à savoir

INFORMATIONS PRATIQUES DE LA DEUXIÈME ÉTAPE DU TREK DE QUILOTOA : DE CHUGCHILAN À INSILIVI

Temps de marche : nous avons mis 6h30 mais nous nous sommes bien perdus. En général, les randonneurs mettent plutôt 4h-4h30.

Où dormir à Insilivi sur le trek de Quilotoa ?

Il n’y a que deux hostel à Isinlivi, le llumu lama et le tatia Cristobal. Nous avons été dans ce dernier car il est moins cher. 15$ /personne / nuit dïner et petit déjeuner compris très bons et très copieux. Propre et confortable, lama dans le jardin, wifi, eau chaude et serviette de toilette.

JOUR 4: FIN DU TREK DE QUILOTOA ET RETOUR À LATACUNGA.

Encore un petit déjeuner gargantuesque pour commencer cette dernière journée de trek. La route d’aujourd’hui doit nous mener jusqu’à Sigchos en passant à la fois par des sentiers et des routes, il paraît que c’est la partie la moins intéressante de ces trois jours. Hier notre hôte nous a fait un magnifique plan détaillé que nous tâchons de suivre. Un jeune du personnel de l’hôtel nous accompagne jusqu’au début du sentier, nous explique que nous allons rejoindre la route que nous voyons en face et que sur cette route, peu après le virage nous devrions voir une grosse pierre marquée en jaune, elle indique le sentier à reprendre pour rejoindre Sigchos.

Nous nous mettons en route, nos mollets tirent et nous sentons la fatigue dans les jambes après ces deux derniers jours. On arrive sur la route et nous marchons en quête de la pierre jaune… On doit vraiment être pas doués, nous ne l’avons pas vu. Nous avons finalement marché pendant une petite heure sans voir l’ombre d’une grosse pierre jaune. Au lieu de faire demi tour et persévérer, nous avons céder à la facilité en arrêtant la première (et seule) voiture qui passait par là, le taxi du coin. Il nous a ramené jusqu’au terminal de Sigchos en nous arnaquant un peu au passage… Le bus est dans une heure pour retourner à Latacunga, nous attendons donc patiemment.

Nous avons beaucoup aimé ces deux jours de randonnée depuis Quilotoa. Le paysage est magnifique et le trek nous permet de passer par quelques villages et d’y voir les habitants s’animer dans leurs tâches quotidiennes à la maison ou aux champs. Immersion totale dans la culture andine, le trek de Quilotoa est un peu sportif mais vaut vraiment le détour.

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