Huacachina : bonjour les touristes ! | On Part Quand ?

Huacachina est un lieu unique au pérou : une oasis au milieu du désert. Surprenant pour ce pays n’est-ce pas ? et pourtant, dans le sud du Pérou, des montagnes de sable se sont formées, au milieux desquelles un lac artificiel a été aménagé tel une véritable oasis. Haut lieu de tourisme, notamment en période estivale, c’est un peu disneyland : on peut y faire du buggy (4×4) dans les dunes, du sandboard et un peu la fête. C’est un lieu apprécié par les voyageurs internationaux et locaux. Alors peut-être que nous n’avons pas choisi la bonne période pour s’y rendre (fin juillet, vacances scolaires péruviennes) mais quoi qu’il en soit… ce n’est pas une étape que l’on a apprécié. On vous explique pourquoi.

Notre expérience à Huacachina, en juillet au Pérou.

Après quelques jours à Lima, nous débarquons à l’oasis Huacachina. En 5 mois de voyage, c’est la première fois que je me suis demandé ce que je foutais là. Mais vraiment, même le remake des oiseaux dans la caverne de Rio Claro ne m’avait pas fait cet effet là…. voilà, la messe est dite.

Huacachina : une oasis (touristique) au milieu du désert (pollué)

On est parti de Lima le vendredi midi, tranquilles. Notre nouveau point de chute ? Ica et plus précisément l’oasis de Huacachina, juste à côté. On a décidé de s’arrêter là pour deux choses : ça nous permet de couper le chemin vers Arequipa en deux et c’est une étape que nombre de voyageurs nous ont conseillé.

En fait, Ica est entourée de dunes de sable, le désert du Pérou, un peu comme le Sahara mais en plus petit et sur la côte péruvienne. Au milieu de ces dunes, il y a Huacachina, une oasis sortie de nulle part autour de laquelle se sont construits des hôtels et des agences de buggy et surfboard. On nous a dit « vous verrez Huacachina c’est sympa pour une ou deux nuits, c’est un peu touristique mais vous montez sur les dunes puis c’est sympa à voir ! »  Ça a suffit à nous inciter à prendre un bus et à venir y poser nos gros sacs pour une ou deux nuits.

On a donc pris notre bus à midi et nous sommes arrivés vers 17h à Ica, la faim au ventre mais tant pis.

Huacachina fin juillet : une mauvaise idée

A ce stade du récit, il faut que je vous ajoute une nouvelle donnée au contexte : le 28 et le 29 juillet ce sont les fêtes nationales au Pérou. Deux jours fériés pendant lesquelles les péruviens désertent les grandes villes pour partir pendant 5 jours à l’assaut des villages touristiques du pays pour profiter de vacances bien méritées. Le 28 c’était aussi l’investiture de leur nouveau président, mais ça tout le monde s’en fout.

Bref, ce jour donc où nous arrivons à Ica, c’est le 4ème jour de cet aqueduc festif. L’avantage c’est que les fêtes sont passées (nous avons pris soin de rester à Lima beaucoup plus de temps que la moyenne pour éviter ce flux touristique), l’inconvénient c’est que les péruviens sont encore sur leur lieux de vacances et que Ica et surtout Huacachina semble être leur lieu de villégiature préféré pour venir faire la fête en famille.

haucachina-haut

C’est donc dans ce contexte que nous ne connaissons, à ce moment là, que vaguement, que nous récupérons nos sacs dans la soute du bus et que nous nous mettons en quête d’un taxi pour rejoindre Huacachina, à 5km de là.

Le tourisme à l’oasis de Huacachina :
Le pouvoir de l’offre et la demande

Le premier bien gentil taxi nous demande 10 soles, on refuse. Il nous dit que nous ne trouverons rien pour moins et que pour l’hôtel il faut compter au moins 100 soles la nuit. Je n’en crois pas mes oreilles, on refuse quand même et on sort du terminal.

On se fait aborder par un autre chauffeur de taxi qui cette fois nous annonce 20 soles la course jusqu’à l’oasis sous prétexte qu’avec les touristes le prix augmentent et que pour un hôtel nous ne trouverons en moyenne rien à moins de 160 soles pour deux. On refuse catégoriquement.

On arrête un moto-taxi. Il m’en demande 6 soles mais nous arrêtera un bloc avant car il ne peut pas accéder à l’oasis. On s’assure que c’est bien 6 soles pour la course et non par personne… Pas de bol, c’est 6 par personne. On refuse en lui annonçant le prix du premier taxi. Il nous fait donc la course à 7 soles. On va pas déconner, y’a même pas la place pour mettre nos sacs dans son truc. On accepte et on file à 35km/h et dans un nuage de pollution permanent vers Huacachina.

Comme prévu, il nous arrête avant l’entrée officielle. Il nous avait dit que nous n’aurions à marcher que 2-3 minutes mais avec nos gros sacs et en marchant dans le sable c’est plutôt 20 bonnes minutes qu’on a dû marcher en plus. Tant pis.

huacachina

Trop de tourisme, tue le tourisme

Et là, je ne sais plus comment décrire ce qui se passait autour de nous… Des voitures, beaucoup de voitures en file indienne klaxonnaient tout au long du chemin et entre ces voitures, des engins monstrueux à la Madmax : une dizaine de sièges, 6 roues motrices un moteur 700 chevaux et du reggeaton à fond les ballons pour contenter les touristes confortablement installés. Ce sont des buggies, l’activité phare à faire ici : rouler sur les dunes de sable et profiter en prime du coucher du soleil. Pas de bol, à l’heure à laquelle nous marchons sur le bord de la route, c’est pile poil l’heure des départs pour profiter du coucher du soleil depuis le sommet des dunes autour de l’oasis. Autrement dit, ce sont des dizaines d’engins qui nous frôlent et des centaines de touristes qui nous matent.

À cela s’ajoute évidemment que nous sommes loin, mais très loin, que dis-je a des millénaires de « l’endroit tranquille » décrit par le Routard !! Quand on débarque à Huacachina on comprend vite pourquoi tous les chauffeurs de taxi nous avaient mis en garde sur les prix des hôtels : c’est bondé ! Autant de monde dans un si petit espace, en 5 mois de voyage, nous ne l’avions encore jamais vu !

C’est à ce moment là que j’ai sérieusement commencer à me demander ce qu’on foutait là. Arnaud a lu la déception sur mon visage. Mais, hé, au moins on a bougé de Lima et demain on sera en route vers Arequipa !

sand-board

Je m’accroche et on marche à la recherche d’un lit pour dormir. Heureusement le deuxième hôtel que l’on va voir peut nous proposer un lit chacun dans un dortoir vide pour 55 NS par personne. Le prix est exhorbitant mais on était prévenu. On accepte trop fatigués pour continuer notre tour des hôtels.

On va manger un bout au restaurant et on part se coucher. Mauvaise nuit en perspective : c’est la fête au village et au lieu de profiter des bars et autres restaurants, un groupe a trouvé bien mieux d’élire domicile sur le trottoir devant notre fenêtre, voiture allumée et musique à fond. Ajoutons à cela l’alarme intempestive d’un autre véhicule garé non loin de là et enfin, pour couronner le tout, à 4h du matin les buggies qui roulent des mécaniques pour emmener les touristes voir le lever du soleil sur les dunes de sable. Bref, au réveil on est trop contents.

On remballe nos affaires, on quitte la chambre. Le reste de la journée n’a pas grand intérêt, il fait trop chaud pour monter sur les dunes.

Bande d’optimistes

Finalement, comme on est une équipe de sacrés optimistes, on décide, plutôt que de partir pour Arequipa, de donner une seconde chance à cet oasis de Huacachina en changeant simplement d’hôtel. On trouve une chambre a deux pas de là mais moins exposée à la route et on monte sur la dune pour le couché du soleil.

dunes-huacachina

D’en haut, on a une vue pas trop mal sur la lagune, naturelle je rappelle, et les dunes qui l’entoure. De l’autre côté, le soleil se couche sur les nombreuses dunes. C’est assez impressionnant et plutôt joli mais l’ambiance aurait été bien meilleure si, en dessous, dans les dunes justement, les 20 000 buggies n’étaient pas de sortie. Notre spectacle est presque gâché par la pollution olfactive et auditive de ces engins sortis de l’espace. Ils se suivent, font un bruit monstrueux mais, à priori, les gens aiment ça vu les cris qu’ils poussent… Bref, nous on ne cautionne vraiment pas cette activité : c’est moche, ça pue, ça fait trop de bruit et ça pollue le désert qui, soit dit en passant est déjà loin d’être propre…

Pour finir sur une note plus positive, nous sommes quand même restés deux nuits de plus à Huacachina mais nous n’avons quasiment pas quitté le petit parc de l’hôtel qui, pour le coup, était  plutôt agréable. On a chiller quoi, comme on aime.

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Au bout de trois jours cependant il était largement temps de quitter les lieux. Lundi soir on a donc pris un taxi vers le terminal de bus. Bien sûr nous n’avions rien réservé et il se trouve que les fêtes ne sont pas complètement terminées : ce sont les vacances scolaires. En gros, ça veut dire que les bus sont bondés et que les prix sont plus chers que la norme, tout ce qu’on voulait.

On a fait 5 guichets, on s’est entendu dire à chaque fois que les bus pour Arequipa étaient tous plein pour la soirée. On a vu le moment où on serait obligés de reprendre un taxi pour dormir une nuit de plus à Huacachina… Et puis on est tombé sur la dernière compagnie qui avait des sièges dispos (2 en fait) : le bus part à minuit et coûte 100 soles par personne. On s’accorde un petit moment de réflexion puis on se dit que ça sera toujours moins cher que de reprendre une chambre et partir le lendemain. Il est 19h quand on paye nos billets, nous attendrons le bus jusqu’à… 1h15 du matin. Et pour couronner le tout vous savez quoi ? Arnaud s’est fait une entorse à la cheville sur le chemin. Ô joie, bonheur et zénitude !

Vous l’aurez compris, Huacachina ne nous a clairement pas emballé et ce n’est pas une étape que nous recommandons. Si vous voulez continuer la lecture en revanche, on commencera à vous parle ici d’Arequipa, grande ville du sud du Pérou que nous avons beaucoup appréciée !

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