Carnet n°1 : La Guadeloupe, rhum, plages et forêt tropicale | On Part Quand ?

Voici notre premier carnet de voyage en Guadeloupe. Pour nos premiers pas en Guadeloupe : retrouvailles familiales, découverte culturelle, plages et forêt tropicale. Ce premier récit de voyage marque le début de notre Grand Voyage à durée indéterminée à travers le monde, ça vous tente ?

Mardi : Tout quitter et partir en voyage

Nous y sommes enfin, le jour- J comme on dit, ce jour que l’on attend depuis ce qui parait être des lustres. Hier soir encore j’avais du mal à réaliser que c’était ma dernière nuit passée en France avant un bon bout de temps. Ce matin, quand nous nous sommes levés, nous avons échangé ce genre de regard qui veut tout dire : ça y est on part.

Après 3 semaines de vadrouille familiale en France, nous sommes heureux de prendre la route de l’aéroport pour prendre notre premier avion à destination de Pointe-à-Pitre. Pour ce départ définitif, pas de grands adieux, Lucie, mon amie d’enfance, nous emmène sereinement au dépose minute du terminal Sud d’Orly. Deux bises, « prenez soin de vous  et donnez des nouvelles », puis nous la laissons reprendre sa voiture pour aller au travail. Je cache mon émotion, ce n’est pas le moment de pleurer. Nous savons malgré tout que nous ne sommes pas seuls, les messages et les appels affluent. « Bon voyage les amis, profitez !! ».

Oh oui, on a bien l’intention d’en profiter.

Il est 11h20 du matin quand nous embarquons dans le gros avion que nous emmène à destination. Nous ne sommes pas à côté, l’avion est plein et comme nous n’avons pas pris le temps de nous enregistrer sur le vol en avance, l’hôtesse au comptoir nous a installé l’un derrière l’autre. Nous sommes assis à côté de deux couples, nous ne pouvons donc pas leur demander d’échanger nos places. Tous les passagers sont à bord, l’avion peut enfin décoller. Arnaud doit certainement être en train de vérifier le moindre centimètre carré visible des ailes de l’appareil alors que moi je savoure la prise de vitesse sur la piste. J’adore ce moment où les roues de l’avion se décollent progressivement du sol et qu’enfin, on vole.

Il est 15h30 quand nous atterrissons à Pointe-à-Pitre, pour nous c’est comme s’il était 20h30. Je commence à avoir faim. En arrivant à l’aéroport, le comité d’accueil est plutôt sympa et nous plonge doucement dans le bain de l’ambiance créole. Un antillais, sur scène, nous chante du compas et c’est plutôt sympa. L’attente des bagages se fait moins longue.

Nous sommes venus en Guadeloupe car ma grand-mère, Violetta, y vit quatre mois dans l’année. Antillaise d’origine, elle possède, au milieu de ses frères, sœurs, neveux et nièces, une petite maison dans la campagne des Abymes, près de Pointe-à-pitre. Aujourd’hui, nous arrivons avec Maurice (momo), son mari (et a fortiori mon grand-père) qui vient la rejoindre pour un mois sur l’ile. Nous sommes donc, tous les trois à l’aéroport et nous allons récupérer la voiture louée pour l’occasion. Près d’une heure après l’atterrissage, au volant de la Volkswagen Up de location, nous rejoignons le chalet familial.

Grand-mère, coiffée d’un bandeau jaune-orangé, nous accueille chaleureusement comme à son habitude. On entend à fond, la musique antillaise entraînante à travers les fenêtres ouvertes. Nous prenons nos marques dans la petite maison, faisons une première balade sur le terrain, mangeons un bout et à 20h45, trop fatigués pour tenir davantage éveillés, nous rejoignons notre chambre. Bercés par les animaux nocturnes, la nuit sera presque paisible : c’était sans compter sur les coqs qui « cocoricotte » toute la nuit. Ils ne doivent pas être sur le même fuseau horaire que nous.

Maison_Violette

Mercredi et jeudi : En Guadeloupe les poules dorment dans les arbres.

Lorsque j’ouvre les yeux, je sais qu’il est bien plus tôt que l’heure à laquelle j’ai l’habitude de me lever. Pour sûr, il est 6h du matin et je suis pleine d’énergie. Je tourne et je vire, Arnaud se réveille peu après. Vers 7h00 nous sommes debout, près à commencer la journée.

Il est 9h quand nous partons en direction de Pointe-à-Pitre. Nous voulons faire un tour à l’office de tourisme et dans quelques magasins pour pouvoir nous offrir l’indispensable : une paire de tongs ! Pointe-à-Pitre, pour être honnête, ça ne fait pas vraiment rêver. Surtout sous la pluie. Les immeubles et les maisons du centre-ville sont assez vieux et mal entretenus. On devine des couleurs autrefois chatoyantes qui ont laissé place aux traces grisâtres et noires, signes de l’infiltration de l’humidité dans les murs.

Nous arpentons les rues, sans grand intérêt, en direction de la place de la Victoire, place centrale de la ville qui donne sur le port. Le point d’intérêt de la place c’est l’office de tourisme, les pécheurs du bord de mer et les arrivées de la route du Rhum. Nous récupérons un catalogue et une carte de l’île histoire de se rencarder un peu mieux sur ce qu’il y a à faire sur l’île. Oui parce qu’en fait on a fait le choix de ne pas se renseigner sur les pays, et de ne pas emporter non plus de guide de voyage papier avec nous. On s’est dit qu’on trouverait les informations sur place. Bref, la pluie continue de tomber, on ne peut pas prendre le temps de profiter du spectacle des pêcheurs qui découpent et écaillent leurs poissons tout frais. On s’abrite dans les petits magasins pour trouver nos paires de tongs. Ironie du sort.

02-03-16_Place de la victoire_Pointe-à-pitre_2

On rentrera deux heures après, nos tongs à la main et quelques emplettes en plus (ça commence ! ). Il pleut averse, on rentre, on mange et on passe l’après-midi tranquilles, sur la terrasse en espérant que demain il fera plus beau.

Jeudi, le temps a l’air meilleur. Nous prenons nos affaires et filons à la plage, « pour voir ». On passe par la plage Bas-du-fort près de pointe-à-Pitre puis par celle de Gosier. Ces plages sont mignonnes mais ne correspondent pas à ce que l’on attend. Il y a du monde, pas l’ombre d’un cocotier, et juste un petit morceau de plage pour poser sa serviette. Malgré la pluie qui ne nous a pas oubliés, les gens se baignent. Pas nous. Après une courte balade nous reprenons la voiture et rentrons à la maison. Le temps est trop incertain, notre bonne humeur en serait presque affectée. Nous passons l’après-midi comme hier. On lit, on discute, on regarde les poules, les coqs et les chatons qui nous entourent, on mange de la noix de coco.

En fin d’après-midi, Violetta qui ne tient pas en place nous propose d’aller se balader sur le terrain familial. On profite de l’accalmie pour enfiler nos chaussures de marches et nous enfoncer dans la nature. Le terrain est un ancien champ de cannes à sucre. On y trouve aussi de nombreux arbres fruitiers : mangues, fruits à pain, citères et noix de coco. L’entretien de la pelouse est effectué par les bœufs attachés çà et là ; On croise même des gros cochons domestiques, des chèvres et les éternels coqs et poules le long du chemin. On terminera la balade en s’invitant chez une nièce qui nous offre l’apéritif : punch coco fait maison, citères et caramboles et sirop, petits beignets.  Nous passons un très bon moment à discuter avec son mari et son fils de 15 ans, très intéressé par notre voyage et notre vie en métropole.

03-03-15_balade_1

Vendredi : découverte de la belle plage du bois jolan à Sainte Anne

Nous nous levons légèrement plus tard ce matin. La nuit a été bonne, les coqs ne nous ont pas trop cassé les oreilles. Aujourd’hui, on va à Sainte Anne pour se baigner. Les nuages nous menacent toujours mais tant pis ! D’ailleurs, ils nous rattrapent sur la route… décidemment, on ne peut pas être tranquilles ! Nous mettons deux fois plus de temps que prévu à arriver à Sainte Anne qui n’est pourtant qu’à une vingtaine de kilomètres des Abymes. On a voulu emprunter la route de campagne pour éviter les bouchons mais en loupant la bonne route à une intersection, on se retrouve quasiment au point de départ, condamnés à prendre la nationale bouchée…

En arrivant sur Sainte Anne, on longe la mer bleue turquoise. C’est beau mais un peu trop touristique à notre goût. En gros, c’est une station balnéaire et ça se voit. On y trouve, comme dans toutes stations de ce type, la mer bordée par une petite plage sans cocotier ni grand intérêt où se baignent de nombreux touristes. La plage est longée par la route et les commerces, les places de parking sont toutes prises et un petit marché à touristes s’est installé depuis tôt le matin. Bon c’est sympa, mais nous ce n’est pas trop ce qu’on est venu chercher… surtout après plus d’une heure de voiture. Je sens Arnaud un peu fatigué de tout ça, je propose donc, plutôt fermement de ne pas nous arrêter ici mais de plutôt continuer pour aller trouver une autre plage moins touristique. Sincèrement grand-mère, ce n’est pas ce qu’on est venu chercher 😉

Direction donc la plage du bois Jolan. Nous en avions vu une photo et l’avions trouvé super jolie. À voir désormais si la photo est représentative de l’endroit ou pas. On roule quelques kilomètres de plus, on s’enfonce dans les chemins de campagne. C’est mieux. Autour de nous des champs, on roule sur des petites routes peu entretenues, plus l‘ombre d’un commerce ni d’une voiture. Je sens que là, c’est mieux. On gare la voiture sur un parking de sable ou quelques voitures sont déjà garées. On marche une centaine de mètre et on entre sur une plage pleine de cocotiers et face à nous la mer, bleu-turquoise. C’est bien, c’est beau !

Plage du bois jolan_saint anne

Quelques personnes sont installées sur la plage, on marche un peu le long de la mer pour trouver l’endroit qui nous conviendra à tous. On trouve une avancée de sable blanc, face à une belle piscine naturelle dénuée d’algues. On accroche nos sacs dans les arbres, on pose nos serviettes sur le sable, on jette nos tongs et nos lunettes de soleil dessus pour tenir la serviette malgré le vent. Ça ne sert pas vraiment mais on s’en fiche, on est déjà déshabillés et dans l’eau !

On barbotte une petite demie heure puis on rejoint la plage. On convainc Violetta et Momo de rester déjeuner ici ; on a remarqué un vendeur ambulant qui propose des plats antillais pour 8€. Au menu fricassé de poulet caramélisé pour Arnaud, Colombo de poulet pour moi et émincé de porc aux épices pour eux, le tout accompagné d’une belle portion de riz et haricot rouge. On prend aussi un petit gratin de cristophine et une part de gâteau moelleux à l’ananas. On se régale et ce qui devait être qu’un casse-croute se transforme en un véritable repas de gourmet. Les plats sont savoureux, et mettent nos papilles de gourmands en émoi. C’est définitif, j’adore la nourriture antillaise !

Repus, on prend notre temps sur la plage. Violette et Momo font la connaissance d’un couple de canadien en vacances et nous en profitons pour nous balader sur la plage, lire et refaire le monde. La belle vie en somme. En milieu d’après-midi on reprend la voiture, on fait une halte au marché des abymes pour aller chercher une bouteille de jus de canne frais, pressé sous nos yeux, que nous dégusterons avec un peu de rhum à l’apéritif du soir.

Plage du bois jolan_sainte anne_3

Samedi : prendre son temps dans la forêt tropicale et au bassin paradis

Première journée en amoureux. Maintenant que nous connaissons un peu le coin autour de la maison, nous décidons d’aller marcher un peu sur Basse-Terre. Le programme en partant de la maison (oui parce qu’il va changer en cours de journée) : se baigner au Bassin Paradise et faire une randonnée d’environ 4h pour aller voir la première chute du Carbet.

Nous avons lu hier soir que le Bassin Paradise est un endroit qui n’apparaît pas dans les guides touristiques. La trace pour s’y rendre n’est pas vraiment indiquée, nous avons donc gardé en mémoire les indications données dans l’article pour pouvoir trouver le début de la trace facilement. Nous roulons près d’une heure et atteignons sans trop de problème la route indiquée pour rejoindre la trace (en même temps, ce n’est pas très compliqué puisque c’est la même que celle des deux premières chutes du carbet.) L’article indiquait de rouler environ 4-5 kilomètres jusqu’au panneau qui indique la rivière Grosse Corde. On roule près d’une dizaine de kilomètre et on ne tombe toujours pas sur le panneau en question. Tant pis, on arrive sur un parking improvisé de quelques voitures, on s’arrête et on suit un couple qui s’embarque sur une trace dans la forêt tropicale.

On se retrouve au milieu de cette nature luxuriante et très humide, le chemin est assez sportif, il faut se tenir aux rochers, aux lianes et aux racines des arbres immenses pour ne pas glisser. On longe une rivière, on passe devant des mini cascades puis on est obligés de s’arrêter face à la rivière, devant des mini bassins. Il y a beaucoup de courant et la trace est arrêtée. Visiblement, l’endroit ne ressemble pas à la photo du bassin Paradise mais qu’importe, Arnaud se change et pique une tête. On est presque seuls et l’eau n’est pas si froide. En fait, ici, au milieu des rocher, il y a un bassin d’eau chaude. On s’y baigne et l’eau est tellement chaude que ça fume ; a priori la température peut monter jusqu’à 40°C ! Bon j’avoue qu’il y avait quelques courants frais à cause de la pluie mais là, bien calé entre les rocher, l’eau qui t’arrive jusqu’au cou, t’es bien au chaud !

arnaud_4

Après avoir bien fait trempette, on remet nos chaussettes et nos chaussures, on remonte le chemin escarpé et on se rend au bassin paradis, qui, on l’a appris pendant la baignade, se situe quelques centaines de mètre plus bas. On trouve effectivement un peu plus après, quelques places de parking, des voitures garées et quelques personnes qui remontent un escalier en bois bien raide au bord de la route ; c’est par là. On a passé le panneau indiquant la rivière grosse Corde, vu le passage piéton, et donc le début de la trace dont l’article nous parlait. La seule différence c’est le fait que les abords de la trace sont aménagés. On descend l’escalier et c’est parti pour un bon quart d’heure de marche avec un bon dénivelé, au milieu de la forêt tropicale. Entre les racines et les rochers, on devine des marches en bois. La descente est très raide. On arrive finalement au bassin que l’on reconnait : deux cascades se jettent dans ce grand trou à l’eau claire au milieu des gros rochers. Un groupe de locaux est là en train de pique-niquer au son du poste de radio qui crache du zouk et de la biguine. Ça sent bon les épices. On s’installe un peu plus bas, au bord de la rivière, face au bassin et aux cascades, sur des rochers humides et on déguste nos sandwichs baguette-kiri-jambon accompagnés de pompote. On savoure aussi le moment en profitant de cette nature si impressionnante. De temps en temps un oiseau nous rend visite. Pas farouche, l’animal attend qu’on lui donne un morceau de pain. On voit même des colibris !

bassin paradis_1

Comme à son habitude, Arnaud pique une tête dans le bassin qui l’appelle. Je me contente de le regarder et de prendre des photos de la nature dont je ne peux me lasser. Au bout d’une heure sur place, d’autres groupes commencent à arriver sur le site. C’est le moment que l’on choisit pour réunir nos affaires et retourner vers la voiture. A mon avis, le site est désormais indiqué dans les guides touristiques 😉 La montée est sportive (à l’heure où j’écris ces lignes, j’ai mal aux cuisses !) mais on est prévenu au début de la trace !

Forêt tropicale_5

Forêt tropicale_7

On reprend tranquillement la route vers les Abymes. On profite quand même de la fin d’après-midi pour nous arrêter sur une plage en chemin. Au bout d’une avancé de rocher où nous sommes seuls, nous discutons de la semaine à venir, du Costa Rica et profitons du spectacle offert par les pélicans bruns venus se nourrir, face à nous, dans l’océan.

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