Cusco et la vallée sacrée à moto | On Part Quand ?

Carnet n°27 - visiter Cuzco et la Vallée Sacrée des Incas à moto

Cuzco

Cuzco et la vallée sacrée des incas ! Notre dernière étape au Pérou!

Après nos dix jours de stop nous ne sommes restés qu’un jour de plus à Arequipa histoire de se reposer et de ranger nos affaires. Un bus de nuit plus tard (soit dit en passant certainement notre pire trajet de nuit ..) nous voilà à Cuzco, ancienne capitale incas dont nous avons beaucoup, beaucoup entendu parlé.

La ville est à la fois connue pour son architecture particulière mais aussi pour les trésors qui l’entoure : la vallée sacrée des incas et… Le Machu Pichu entre autre.

Comme d’habitude en arrivant dans une ville, on décide de prendre notre temps pour la découvrir, la sentir. Cuzco est une ville très touristique mais nous l’avons aimé dès le premier jour. Après un petit temps d’acclimatation à l’hôtel, nous sommes partis à la découverte de ses ruelles pavés, places  et restaurants.

vue des hauteurs de cuzco

catedrale cuzco

Notre quartier préféré ? Le quartier San Blas aux airs de ville méditerranéenne. Ici les ruelles pavées s’entremêlent et grimpent le long de la colline. Les maisons sont blanches et les volets bleus, bref pendant un temps je me suis cru parcourir le dédale de ruelles d’une île des Cyclades. En plus dans ce quartier on trouve pleins de petits restaurants un peu branchés et de petites boutiques originales, une ambiance qu’on n’avait pas encore vraiment trouvée au Pérou et que nous apprécions vraiment ( en bons bobos que nous sommes 😉 ).

rue-san-blas

Ici, nous ne manquons de rien. Nous jonglons entre restaurants du marché et nourriture européenne, nous dénichons des petites boutiques de créateurs et des endroits pour faire la fête. Cuzco est une ville dans laquelle on se sent bien, pas pour rien que nous y avons passé une bonne semaine. Nous avons aussi fait la rencontre d’autres voyageurs blogueurs, comme nous. De nouveaux copains en somme avec qui nous avons partagé un bout de chemin : Chloé et Romain du blog Playingtheworld et Bénedicte de Capture le monde.

vie-rues

Si vous voulez de bonnes adresses gourmandes à Cuzco, nous vous avons concocté un petit article où nous vous conseillons nos meilleures trouvailles culinaires, pour le plus grand plaisir de vos papilles 😉

La vallée sacrée des incas à moto

L’une des activités phares à Cuzco c’est la visite de la vallée sacrée des incas. En effet, Cuzco étant la capitale de cette civilisation, tout autour on peut encore y voir des vestiges plus ou moins bien conservés.

C’est une activité très prisée des touristes qui se réalise sur au moins deux jours. En fait, les sites étant espacés d’une vingtaine de kilomètres chacun, on ne peut pas vraiment faire le tour à pied, il vous faudra forcément un moyen de transport. Beaucoup de personnes (la majorité j’imagine) passent par les agences de voyage qui proposent des tours sur deux jours avec retour à Cuzco entre les deux. D’autres, plus aventuriers, y vont par leurs propres moyens.

Nous avons donc décidé de louer une moto pour l’occasion. Ça faisait un moment qu’Arnaud voulait conduire une petite bécane et notre escapade improvisée à la Laguna Parinacocha lui à donné l’envie de recommencer. On avait lu que les Chronomundi l’avait fait alors nous nous sommes rendu dans une agence de location de moto pour voir ce qu’elle nous proposait.

On a loué une 150cc et samedi matin nous sommes allés la chercher pour commencer ce mini road trip.

louer une moto dans la vallée sacrée des incas

Pisac

Notre premier spot : Pisac. Le village au pied de l’ancien village inca est connu pour ses ruines mais aussi pour son très grand marché artisanal. La route pour s’y rendre est jolie, on monte au dessus de Cuzco, ce qui nous laisse l’occasion de voir l’étendue de la ville. Puis nous continuons le long des routes larges mais en lacets, nous descendons dans la vallée sacrée. Une vingtaine de kilomètres plus loin, nous arrivons à Pisac, nous achetons notre billet d’entrée et nous suivons la route qui remonte la montagne sans trop savoir où se situe vraiment l’entrée du site. Puis, entre deux lacets je montre du doigt le haut de la montagne : une file indienne de bus garés le long de la route… Pas de doute, c’est ici que nous allons.

On arrive en haut et comme prévu, des deux côtés de la route sont garés des bus et des mini van touristiques. Le chassé-croisé des bus qui arrivent et qui repartent est géré par des agents de sécurité et nous essayons de nous faufiler au milieu du tout ça. La seule petite moto du coin, c’est la notre. On la gare près de l’entrée et on s’aventure sur ce premier site archéologique.

pisac vallée sacrée des incas

De l’entrée on voit des terrasses en escalier, un village de pierres perché dans la montagne et une foule de personne qui se suivent d’un même pas.

On suit le chemin et donc la foule, on essaye de passer devant les trop nombreuses perches à selfie pour se trouver un endroit plus calme. Les incas avaient la bonne idée de construire tous leurs édifices en hauteur, plus c’est haut mieux c’est et donc aujourd’hui, visiter les sites demande au visiteur lambda une certaine condition physique pour affronter toutes ces marches. Mais ça se fait bien, rassurez-vous.

pisac vallée sacrée des incas

Pour être tout à fait honnêtes, on ne sait pas si c’est le tourisme ou juste le site mais nous n’avons pas été hyper emballés par cette première visite. Sympa mais sans plus. En une heure on a décrété que nous en avions vu assez (et bien assez de perches à selfie à mon goût) et sommes redescendus. On récupère la moto, redescendons la montagne et retournons au village.

Nous avons rendez-vous avec Chloé et Romain pour déjeûner. Ils sont aussi en tour du monde, je les suis depuis leur départ et ils sont arrivés plus ou moins en même temps que nous dans le sud du pays. Bref, ce midi nous mangeons tous les quatre à Pisac.  Nous sommes un peu en avance donc nous allons faire un tour dans le marché artisanal qui, soit dit en passant, propose des choses plus jolies et plus originales que tout ce que l’on peut trouver en ville et aussi parfois de meilleure qualité ! Le marché est vraiment grand et au détour d’un énième stand de vêtements, nous croisons Chloé et Romain en pleine négociation d’un pull en alpaga. Pour info, sur ce marché on peut descendre les prix quasiment de moitié 😉

On va manger un bout au marché central du village, le temps de partager de nouvelles anecdotes de voyage, puis nous nous séparons : ils filent visiter les ruines et nous reprenons la route vers Ollantaytambo où nous resterons dormir cette nuit.

Ollantaytambo

La route pour s’y rendre est agréable aussi, on longe un cours d’eau et les rails du train qui se rend au Machu Picchu. Nous arrivons à Ollantaytambo vers 15h30, ce qui nous laisse le temps d’aller visiter le site pris, lui aussi, d’assaut par les touristes.

Ici aussi les incas ont créé des terrasses en escaliers surplombées par un temple. Les murs de pierres sont impressionnants et on grimpe les escaliers pour accéder au haut du site. Belle vue de là-haut.

ollantaytambo village vallée sacrée des incas

On essaye de se trouver un coin plus tranquille pour se poser un petit peu et discuter loin des touristes et de leurs perches à selfie. Finalement, après une heure de visite, nous redescendons au village en quête d’un hôtel où dormir.

Le village est plutôt mignonnet et me fait penser à une station de ski avec ses petites maisons aux balcons en bois. Les ruelles sont toutes pavées et l’ambiance des lieux est plutôt agréable malgré le tourisme omniprésent, laissant de côté tout signe d’une vie à la mode péruvienne.

On se dégote un petit hostel au gré d’une ruelle perpendiculaire à la place des armes. L’endroit est calme, on peut y garer la moto pour la nuit, ça fera l’affaire.

ollantaytambo village de la vallée sacrée des incas

Les salineras de Maras

Dimanche, nous nous levons assez tôt pour avoir le temps de petit déjeuner et de partir à l’assaut des salineras de Maras avant les bus de touristes.

À 8h30 nous sommes en selle et partons en direction de Maras. On prend la route jusqu’à Urubamba puis de là nous récupérons les pistes bien plus drôles pour Arnaud ! On coupe à travers quelques petits chemin pour mieux profiter de la route magnifique. Les paysages sont superbes, autour de nous une vallée et tout autour des montagnes verdoyantes et en toile de fond des monts enneigés comme je les aime. Le temps de prendre une photo et un bus de touriste nous dépasse. Merde. On commence d’ailleurs à voir des groupes en quad dévaler la piste à toute vitesse, on se remet en selle pour essayer d’arriver avant eux !

paysages vallée sacrée des incas

Quelques minutes plus tard nous payons l’entrée au site, coup de chance, les groupes doivent s’attendre donc nous sommes plus rapides et arrivons sur le parking des salineras bien avant les groupes de quad. De la route déjà on a eu un petit aperçu de ces terrasses de culture du sel, ça a l’air vraiment beau. Et effectivement, en arrivant sur le site nous ne sommes pas déçus, l’endroit est superbe ! Sur les flancs de la montagne les terrasses de sel forment des bassins aux couleurs différentes, mises en valeur par les chemins de sel qui les entourent. Dans certains bassins, des gens travaillent, c’est chouette de pouvoir les voir travailler le sel avec leur pieds. On a eu de la chance, notre manœuvre pour éviter le gros des touristes n’a pas trop mal fonctionné. Nous allons quand même au plus loin que nous pouvons pour éviter les quelques groupes présents. On profite de la vue et on prend quelques photos.

salineras de maras vallée sacrée des incas

salinéras de maras vallée sacrée des incas

On repart du site, contents d’être passés par là !

Moray

On reprend la bécane direction Moray un autre site incas sur la route. On y arrive par la piste en quelques minutes. Nous découvrons encore une fois des terrasses qui étaient destinées à la recherche agronomique, elle sont en escalier mais construites de forme circulaires presque parfaite. C’est beau et impressionnant, vue d’en haut.

moray vallée sacrée des incas

Comme nous n’avons pas de guide, nous décidons de ne pas descendre dans les ruines et de simplement profiter de la vue en haut. On s’évite ainsi un petit effort et on essaye de gagner du temps sur la suite. En quelques minutes nous sommes déjà repartis.

Chinchero

Direction maintenant le dernier site : Chinchero. Pour s’y rendre, il y a une trentaine de kilomètres, Arnaud veut couper par les pistes encore une fois. Armée de mon gps, je tente de lui indiquer les directions pour rejoindre les pistes. On passe alors par des endroits sans chemin tracé, obligés de couper à travers les champs ! C’est pas toujours facile mais Arnaud s’amuse comme un petit fou !

paysages de la vallée sacrée des incas

On arrive finalement à rejoindre la piste et le village de Chinchero après une bonne heure de motocross.  Ici, pas de bus de touristes pour nous indiquer le chemin à suivre, on met donc un peu de temps à trouver l’entrée. On laisse la moto et on monte au village à pied. Aucun touriste autour de nous, ça change.

Le village est aussi tout pavé et les murs sont en pierres. En haut, on accède à la place de l’église qui donne directement sur les anciennes terrasses incas, recouvertes de pelouse. Sur la plus grande, les hommes du village sont en train de jouer au foot. C’est drôle de voir ça. On longe le terrain de jeu et on continue de monter dans ces ruines qui ne sont pas aussi bien entretenues que sur les autres sites. Mais l’endroit est calme et nous profitons de la vue et des lieux pleinement.

Puis nous retournons sur la place de l’église où un rassemblement d’hommes et de femmes en habits traditionnels a lieu. Il semblerait qu’ils préparent des danses. Enfin, tranquillement nous regagnons la moto pour rentrer à Cuzco dans l’après midi.

laure chinchero vallée sacrée des incas

chinchero vallée sacrée des incas

Nous avons vraiment aimé ces deux jours passés à travers la vallée sacrée des incas.  Le fait que nous étions autonomes dans le transport nous a grandement aidé et fait apprécier ces lieux très touristiques. Grâce à la location nous avons pu nous éloigner des routes principales pour pouvoir découvrir un peu mieux les paysages et gérer notre temps comme on le voulait. La vallée sacrée est très touristique et toutes ces perches à selfie, ces groupes menés par un guide à drapeau vert ou rouge et ces cars entiers de touristes, ont de quoi nous rebuter… Malgré tout, nous avons quand même pu en profiter en essayant de nous exfiltrer des flux touristiques. Nos sites préférés sont sans aucun doute ceux de Maras, Moray et Ollantaytambo. Chinchero est intéressant pour le calme des lieux et le fait que la vie du village est bel et bien lieu sur le site, contrairement aux autres.

Bon à savoir

Pour nous, afin de profiter au mieux de la vallée sacrée des incas en évitant un maximum les touristes :

  • Partez tôt le matin
  • N’allez pas à Pisac et allez directement à Ollantaytambo  le matin
  • Retournez ensuite à Pisac si vous avez envie.
  • Le lendemain visitez Maras tôt puis Moray
  • Gardez Chinchero pour la fin car les touristes n’y vont pas dans l´après midi.

Où louer une moto et à quel prix à Cusco ?

A Cuzco, dans la rue Plateros à deux pas de la place des armes, vous trouverez quelques agences de location de motos, scooters et même voitures. Pour un 150cc, nous avons payé 150 soles (41€) pour 2 jours de location.

Passer par une agence vous reviendra moins cher (environ 70 soles pour 2 jours) mais vous serez moins libres.

La  vallée Sacrée des incas, quel billet ?

Il existe différents billets touristique pour visiter la vallée sacrée.

Le boleto turistico completo : 120 soles (environ 33€) pour pouvoir visiter l’ensemble des sites archéologiques de la vallée sacrée des incas, soit une petite vingtaine

Le boleto turistico partial : 70 soles (environ 20€), ne donne accès qu’au sites principaux de la vallée sacrée : Pisac, Ollantaytambo, Moray, Chinchero. C’est le billet que nous avons choisi.

A noter : Les Salineras de Maras ne sont pas comprises dans le billet de la vallée sacrée, il faut donc payer l’entrée en y arrivant : 10 soles (2,5€)

Où dormir à Cuzco ?

Etant très touristique, Cusco n’est pas aussi bon marché que ses voisines. Néanmoins, vous pourrez trouver quelques petits hostel pas trop chers et plutôt sympathique dans le Quartier San Blas et celui jsute en dessous dont le nom m’échappe. Nous avons logé dans ce quartier justement, dans l’hostel le moins cher qu’on ait trouvé en haute saison (mois d’août) Kurumi Hostel pour 25 soles la nuit par personne en dortoir de 4.

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La semaine prochaine, pour clôturer en beauté ce séjour au Pérou,  
on vous emmène sur le célèbre Machu Pichu !!

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