Pourquoi j'ai échoué l'ascension du Huayna Potosi en Bolivie | On Part Quand ?

En 2016, à l’occasion de notre voyage en Bolivie, nous avons tenté de faire l’ascension du célèbre Huayna Potosi. Alors qu’il est réputé pour être l’un des 6000 les plus « accessibles », voici notre témoignage à propos d’une expérience qui n’avait rien de facile.

Le Huayna Potosi : c’est où, c’est quoi ?

Huayna Potosi est une montagne qui culmine à 6088m d’altitude, située en Bolivie, au sein de la Cordillère Orientale. Sa proximité avec la Paz, la capitale bolivienne, en fait l’un des sommets les plus facile d’accès. En effet, avec seulement 25 km qui le sépare de la ville, on peut accéder au pied du Huayna Potosi en 3 heures de voiture. De ce fait, Huayna Potosi est l’un des sommet les plus convoité par les touristes venus s’essayer (ou pas d’ailleurs) à l’alpinisme -ou plutôt à l’andinisme. D’ailleurs, il est souvent décrit comme étant l’un des plus beaux sommets bolivien. Quand on atteint le sommet, on peut profiter d’une vue sur l’Altiplano, son voisin l’Illimani ainsi que sur une partie de la Cordillère Royale.

Préparer son trek jusqu’au sommet du Huayna Potosi

Avant de rentrer dans le vif du sujet et de vous raconter notre expérience, on vous livre tous nos conseils pour bien organiser votre ascension.

Quel agence choisir pour faire l’ascension du Huayna Potosi ?

A part si vous êtes déjà un andiniste chevronné, vous ne partirez pas seul.e.s pour faire l’ascension du Huayna Potosi. En effet, La Paz regorge d’agences touristique et de guides de montagne pour vous emmener tâter la glace et manier le piolet.

Si cela vous intéresse, nous sommes partis avec l’agence High Camp Lodge et on ne l’a pas regretté ! C’est une très bonne agence, les guides sont sérieux, tout s’est très bien passé. Faites bien attention au choix de l’agence car nous avons lu pas mal de choses sur des guides très peu professionnels voire inexpérimentés. C’est important que le guide soit là pour vous accompagner, qu’il vous explique bien les choses et qu’il ne vous pousse pas à monter (ou à redescendre) contre votre volonté.

Comment se passe l’ascension

Comme vous allez le lire juste en dessous, le trek jusqu’au sommet du Huayna Potosi se déroule en deux ou trois jours. Nous avons choisi de le faire en trois jours. Si vous partez sur deux jours, vous quittez La Paz et vous montez directement jusqu’au camp de base à 5000m d’altitude. Si vous le faites en trois jours, vous passez une après-midi à vous initier à l’alpinisme (avec crampons et piolets) devant un mur de glace.

Quel équipement pour faire le Huayna Potosi ?

Il faudra que vous emmeniez un sac à dos assez gros car l’agence va vous fournir :

  • les chaussures et le baudrier,
  • les crampons,
  • les gants,
  • les piolets
  • les batons
  • le casque
  • ainsi que des habits pour vous protéger.

Ensuite, de vos affaires pensez à prendre :

  • des chaussures de rando
  • des habits de rando pour mettre sous la combi
  • un coupe vent et une polaire
  • des lunettes de soleil, casquette, crème solaire

Avec ça, vous devriez être parés. N’hésitez pas à demander à votre agence une liste spécifique de ce qu’il faut prendre ^^

Huayna Potosi : prix de l’excursion

Pour 3 jours d’ascension tout compris (hébergement, nourriture, équipement, guide,…) : 950 bolivianos par personne (environ 130€ par personne). Prix en octobre 2016.

Maintenant que vous avez toutes les informations, vous êtes toujours motivés ? Allez, place au récit de notre expérience jusqu’au sommet du Huayna Potosi…ou presque 😉

Ascension du Huayna Potosi : un challenge physique et mental

Après plusieurs semaines en altitude, nous avions envie de nous lancer un nouveau défi : gravir un sommet à 6000m d’altitude. Notre désir a pu devenir réalité à La Paz où il est possible de monter au sommet du Huayna Potosi, au milieu de la Cordillère Orientale. Ce sommet qui culmine à 6088m d’altitude est connu pour être l’un des sommets les plus accessibles car « peu technique ». Autrement dit pas besoin d’être un alpiniste chevronné ou même d’avoir déjà fait de l’alpinisme pour tenter l’expérience.

Autre argument pesant dans la balance, la Bolivie est sûrement le pays le moins cher pour prendre autant de hauteur et toucher les cieux. Dans cet article, on vous fait notre retour d’expérience détaillé sur cette expérience « peu technique » qui s’est avérée être une véritable épreuve physique et mentale. Retrouvez toutes les infos pratiques relatives à l’ascension du Huayna Potosi en fin d’article.

Jour 1 : Première nuit en refuge et initiation à l’alpinisme au pied du Huayna Potosi

Nous arrivons vers 9h, comme prévu, à l’agence avec laquelle nous avons décidé de partir pour cette expédition. Nous sommes une dizaine dans le minibus mais il n’y a que nous trois (nous voyageons depuis quelques jours avec notre ami Joris) qui avons choisi la formule en trois jours. Tous les autres font l’ascension du Huayna Potosi en deux jours.

huayna potosi

Après deux petites heures de pistes à la sortie de la Paz et une pause photo pour voir la bête, nous arrivons au premier campement en bas du Huayna Potosi à 4800m d’altitude. Nous déjeunons ici avec tous le monde puis ceux qui font l’ascension du sommet en deux jours partent avec tout leur équipement. Ils rejoignent directement le camp « alto » à 5200m d’altitude. Pour eux, le sommet c’est demain !

huayna potosi

De notre côté, après le déjeuner nous enfilons tout l’équipement que l’agence nous a fourni : pantalon thermique, salopette et veste contre le froid, chaussures qui ressemblent à des chaussures de ski. On met les crampons et le piolet dans nos sacs et on part s’initier à l’alpinisme.

Pendant quarante minutes nous marchons avec nos chaussures de ski sur les roches, ce n’est vraiment pas très agréable. Enfin, on arrive au glacier, l’effort n’était pas de tout repos ! Devant le glacier on enfile nos crampons, le guide nous encorde tous les trois à lui et on commence à marcher avec les crampons sur la glace. Ça accroche plutôt bien mais je ne suis pas hyper sereine. Les garçons, eux, ont l’air d’être en confiance. On marche quelques minutes, on monte un peu, ce n’est pas toujours facile de bien enfoncer les crampons et surtout de se dire qu’on ne risque pas de tomber. Le piolet nous aide comme un bâton de marche. Puis on redescend la partie pentue jusqu’en bas. Il ne faut pas avoir peur de prendre la pente de face !

huayna potosi
huayna potosi
huayna potosi

En bas, on marche quelques mètres pour atteindre un mur de glace. Un véritable mur de glace d’une dizaine de mètres de hauteur. L’exercice ? Grimper avec les piolets et les crampons sur la paroi pour atteindre le sommet. Quand on arrive, d’autres groupes s’entraînent. On les regarde faire et ça n’a pas l’air si simple.

C’est Arnaud qui commence. Un piolet puis l’autre, pied droit dans la glace puis le pied gauche, il se hisse et rebelotte piolet piolet crampons crampons. Il ne faut pas y aller de main morte, ce sont de véritables coups de pieds que l’on doit donner. L’exercice est physique et la paroi n’est pas simple. Il arrive finalement au sommet. Redescente en rappel, c’est désormais au tour de Joris. Le début est aussi difficile pour lui, on voit qu’il peine mais il atteint quand même le sommet ! À mon tour maintenant…. Premier essai : un crampon puis l’autre et je tombe. Heureusement, nous sommes assurés, je reste dans mon baudrier. Puis j’ai à peine fait un mètre. Je réessaie. C’est difficile !

J’arrive à grimper un peu mais je galère vraiment. Je n’ai pas assez de force dans les bras pour planter les piolets puis mes mains me font terriblement mal ! Encore cette douleur dans les pouces… J’ai tellement mal que je n’arrive plus à bien tenir le piolet et je le jette n’importe comment contre la glace. Je tombe encore une fois. Cette fois je m’énerve ! Dans un cri d’énervement j’arrive à enchaîner piolet piolet crampon crampons piolet crampon piolet ah le deuxième pied dérape. Je suis à la moitié du mur mais j’ai trop mal aux mains et les piolets sont difficiles à sortir de la glace ! J’abandonne. Je demande à descendre. Suis déçue mais tant pis, j’ai trop mal aux mains. Je me repose quelques minutes en bas, nous enlevons les crampons puis nous repartons vers le refuge.

huayna potosi

On fait une partie de carte, on discute un peu. Pas de mal d’altitude à déclarer, c’est une bonne nouvelle ! On dîne vers 18h30 puis à 19h, nous nous endormons presque sur la table. Il est temps d’aller se coucher.

Jour 2 : Randonnée vers le campo alto du Huayna Potosi

Levés à 8h30. Nous avons beaucoup dormi. L’altitude nous à empêcher de trouver un sommeil profond mais nous nous sommes quand même reposés. En revanche, Joris commence à tomber malade, à 4800m d’altitude, l’acclimatation est plus difficile. Nous avons toute la matinée devant nous avant de rejoindre le second refuge, on va voir comment ça avance. Pour Arnaud et moi, pas de problème à signaler.  La matinée se passe tranquillement entre petit déjeuner, déjeuner et préparation de nos sacs à dos.

Pour rejoindre le refuge d’altitude, une randonnée de deux heures nous attend. 400m de dénivelé et tout notre attirail d’alpiniste sur le dos. C’est lourd. Nous ne marchons que très rarement avec autant de poids sur nous. Vers 12h, nous sommes tous prêts. Tommy, un allemand nous a rejoint, lui il monte en deux jours. Nous aurons donc deux guides pour quatre, parfait.

Nous commençons à monter. L’état de Joris ne s’est pas vraiment amélioré mais il monte quand même. En y allant doucement, il atteindra le refuge. Le chemin n’est pas simple, principalement en montée et plus de la moitié se fait sur des éboulis de roches. Pas cool. C’est physique et à cette altitude là, on commence à en chier. On motive Joris en l’accompagnant comme nous pouvons. Le pauvre a le souffle court et les muscles sans oxygène. Difficile de monter avec 20kg sur le dos dans ces conditions.

Huayna Potosi
Huayna Potosi

Nous atteignons enfin le refuge après un peu plus de deux heures de marche. Nous sommes bien contents de quitter nos sacs à dos et de nous installer dans le dortoir. Il est presque 15h, dans 1h30 nous dînons car nous devons partir pour l’ascension du Huayna Potosi à minuit. Joris n’est pas bien, il se repose.

Nous on en profite pour se caler et discuter un peu avec d’autres apprentis alpinistes. Vers 16h30 nous dînons, comme prévu et à 18h30, nous sommes quasiment tous au lit. L’état de Joris ne s’est pas amélioré, il ne pense pas pouvoir monter cette nuit. Arnaud et moi sommes très motivés, presque excités à l’idée de ce que nous nous apprêtons à accomplir ensemble. On essaye de trouver le sommeil mais faute à l’altitude / à l’excitation / aux 10 autres personnes qui dorment dans la pièce, nous ne passerons pas une bonne « nuit ».

Jour 3 : L’ascension du Huayna Potosi

Minuit, le réveil sonne, il est temps de se préparer. Tout le monde se met en mode pilote automatique. On enfile nos pantalons thermiques, nos grosses chaussettes, les différentes couches de polaires, le pantalon imperméable, la grosse veste, le harnais, le casque et les chaussures qui ressemblent aux chaussures de ski. Dans notre sac : les crampons, les gants, le piolet, de l’eau et l’appareil photo. On avale un morceau avant de partir : ça y est, le moment est arrivé !

Arnaud et moi partons avec Ivan notre guide, Tommy part seul étant donné que Joris se sent trop mal pour faire l’ascension. Il part bien avant nous.

Vers 1h du matin, nous nous lançons dans la première partie du chemin : une crête rocheuse, celle que l’on voyait directement depuis le refuge. Nous devons arriver en haut, là où commence le glacier du Huayna Potosi. Ivan part en premier, Arnaud le talonne et je suis. Très vite, le rythme se fait trop rapide pour moi, j’essaye de suivre mais l’effort physique de cette marche en chaussure de ski, qui s’apparente plutôt à de l’escalade, cumulé à l’altitude, me coupe le souffle.

Ma poitrine me sert et me fait mal. Derrière, je sens les autres groupes qui me talonnent. Arnaud me laisse passer devant lui, le guide ralenti le rythme, il a remarqué que je ne pouvais pas le suivre. On s’accroche et on se hisse le long des parois rocheuses grâce à des cordes, la lumière de la lune, presque pleine, illumine bien l’environnement, la lumière des frontales permet de voir plus clair où l’on pose les pieds. Je me concentre, essaye de tenir un rythme mais les roches sont irrégulières, c’est déjà difficile. Après une trentaine de minutes, on arrive enfin au pied du glacier. Pause.

On enfile nos crampons, reprenons notre respiration et en avant pour la seconde partie de cette ascension : le glacier.  Le guide nous a encordé à lui, il mène la danse et Arnaud ferme la marche, au milieu j’ai plutôt intérêt à bien suivre. L’enjeu de cette ascension est de taille : arriver au sommet du Huayna Potosi avant 7h du matin pour pouvoir redescendre avant que les rayons du soleil ne fasse fondre les ponts de glaces au dessus des crevasses du glacier. C’est stressant. Tout ça veut dire que nous ne pouvons pas vraiment nous accorder de pause durant l’effort et tenir un rythme suffisamment rapide pour ne pas monter en plus de 6h.

Le guide s’engage sur le glacier, la corde doit être tendue mais pas trop. Je ne peux pas non plus m’arrêter n’importe où : sous nos pieds, un dédale de crevasse à nous faire pâlir. On avance, on avance, je ne sais pas comment Ivan réussit à trouver sons chemin à travers toutes ces formations de glaces. Puis on doit sauter notre première crevasse. Ne pas réfléchir, faire comme le guide même si cela parait être un gouffre.

Je suis loin d’être sereine, ces crevasses me font peur et j’ai du mal reprendre mon souffle. J’ai besoin d’une pause mais c’est impossible. Arnaud derrière moi m’encourage et me bouscule un peu, je ne peux pas m’arrêter n’importe où ! Ce glacier m’épuise autant physiquement que mentalement. La peur me tient au ventre, l’altitude m’empêche de faire de gros efforts ou tout simplement n’ai-je pas l’endurance physique nécessaire ?

On quitte enfin le glacier après une bonne heure d’effort intense. Devant nous, une plaine enneigée et derrière nous, les lumières de La Paz. La vue est magnifique. La lune nous éclaire suffisamment pour que nous puissions apprécier aussi la vue sur la montagne. Au loin, devant nous on distingue parfaitement tous les groupes qui grimpent à la lumière de leurs frontales. Ils sont déjà bien loin devant, nous sommes les derniers. Je demande une pause. Octroyée. J’ai vraiment besoin de récupérer de cet effort.

A ce moment là, Ivan nous annonce qu’il nous reste 6h d’ascension. Nous sommes en retard et cela me parait insurmontable. Il nous met bien en garde sur le fait que nous devons aller plus rapidement si nous voulons atteindre le sommet en temps et en heure. Il me demande si je suis prête à continuer, je suis prête. On repart, j’ai récupéré de l’énergie et cette partie me paraît facile.

Le chemin monte en pente douce pendant quelques heures, plus aucune crevasse, seulement la neige à perte de vue. On avance, petit pas par petit pas. Nous devons avoisiner les 5500m d’altitude, l’effort reste intense malgré tout. Arnaud tien bien le rythme mais au bout de 5 minutes, je commence de nouveau à avoir de la peine. Je ne sais pas si c’est mon corps ou mon esprit qui ne veut pas. Je me motive intérieurement, je peux le faire, le chemin est facile !

Rien à faire, je craque. Les larmes coulent sur mon visage mais je m’entête à continuer. Je ne veux pas abandonner, je ne veux pas forcer Arnaud à redescendre. Je demande une pause rapide, je reprend mon souffle et sèche mes larmes. On repart, pied gauche, pied droit, pied gauche, pied droit. Je tiens de moins en moins le choc. Arnaud lui, à l’air de bien tenir. Je ne veux pas l’empêcher d’y arriver. Et de nouveaux les larmes, je ne peux pas les arrêter, au milieu de toute cette neige, encordée, à avancer au milieu de la nuit à 5500m d’altitude, mon esprit est en contradiction avec mon corps : je ne veux pas arrêter mais je ne peux pas continuer. Arnaud sèche mes larmes.

Puis le guide nous annonce : encore 5h de marche, à ce rythme là nous n’y arriverons pas. La montagne ne doit pas être une torture, je ne devrais pas être en train de pleurer. Je lui explique que je ne veux pas abandonner, je ne veux pas empêcher Arnaud de voir le soleil se lever sur la ville, au sommet du Huayna Potosi,  à 6088m d’altitude. On reprend le chemin, 3 minutes plus tard corps et esprit se sont entendus : je n’y arriverai pas. Je demande au guide de faire demi-tour. Arnaud sèche une nouvelle fois mes larmes. Nous sommes une équipe, c’est ensemble ou pas du tout.

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Alors on fait demi-tour. Arnaud prend la tête. La descente de la plaine est assez facile puis nous revenons au glacier. De nouveau, nous passons les multiples crevasses et ponts de glace. De nouveau la peur me tiraille. Cette partie n’est vraiment pas une partie de plaisir. On descend, on descend, je suis épuisée. Mes jambes avancent mais je ne sais plus avec quelle force. Les larmes continuent de rouler sur mes joues, j’ai peur et je suis déçue pour Arnaud.

Fin du glacier, on enlève les crampons et on redescend les roches que nous avions escaladées au départ de l’ascension du Huayna Potosi. En montée ce n’était pas facile mais en descente je trouve ça carrément dangereux. Les chaussures ne sont pas adaptées, elles n’accrochent pas à la roche qui s’effrite sous notre poids. Le guide dévale tout ça comme un jeu d’enfant tandis que derrière, je peine entre sécurité et épuisement total. On voit enfin la lumière du refuge qui me paraissait si loin. Il est 4h30 du matin, on retourne se coucher en attendant que le jour se lève et le retour des premiers à avoir atteint le sommet.

huayna potosi
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Habituellement seulement 30% des personnes qui font l’ascension en 2 jours réussissent à gravir le sommet, cette fois-ci, à part nous trois (nous étions les seuls à faire en trois jours), tout le monde à réussi à monter au sommet. Bande de grands sportifs ? Je ne sais pas, surement.

L’ascension du Huayna Potosi n’est peut-être pas technique mais elle est difficile. C’est un véritable défi physique qui nécessite, selon moi, une très bonne condition physique. Je pensais être suffisamment en forme pour pouvoir le faire et il s’est avéré que malgré nos nombreux treks et autres marches, je n’avais quand même pas assez de résistance physique pour un tel exploit. La faute à mon manque d’entrainement sportif ? Très certainement. Quoi qu’il en soit, je peux vous dire que pour se lancer dans cette aventure, il faut être bien préparé à l’altitude (qui peut frapper chacun d’entre nous, sans prévenir) mais aussi bien préparé physiquement car l’effort est vraiment intense : pour ceux qui réussissent à monter c’est quasiment 10h de marche dans la nuit et la journée qui suit, sans s’arrêter.

Pour les curieux qui veulent voir la vue du sommet et des photos de l’ascension du Huayna Potosi en plein jour (photos prises lors de la descente), nos amis Ophélie et Edouard du blog 365joursdesport, rencontrés à l’auberge à la Paz et partis le même jour que nous, ont réussi l’ascension du Huayna Potosi et en ont fait un bel article et même une vidéo : A 6088m au sommet du Huayna Potosi

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