Sélectionner une page

Carnet n°60 : Les îles Samoa, Apia et l'île D'Upolu

C’est décidé, nous quittons la Nouvelle Zélande avec trois semaines d’avance. Il y a quelque chose ici qui nous manque furieusement. En une demie journée le van à été vendu et est reparti sur les routes avec ses nouveaux heureux propriétaires. Et nous, nous nous sentons plus légers. Nous restons à Auckland pendant trois jours, le temps qui nous sépare de notre ultime vol encore un peu plus loin de la France : direction Apia aux îles Samoa.

Partir dans les îles Samoa sur un coup de tête et finir ce grand voyage en beauté

Samoa sera donc la dernière étape de notre grand voyage autour du monde. Après 20 mois sur les routes, nous sommes conscients qu’il est temps pour nous de rentrer au bercail. Mais on ne va pas trop en parler car l’heure est désormais à la détente et à la contemplation sur ces îles peu touristiques au milieu du Pacifique. Le maître mot de ce voyage sera le suivant : profitons !

  • Profitons car nous ne reviendrons pas par ici de si tôt,
  • profitons du soleil et de la chaleur,
  • profitons de ce cadre idyllique et des derniers moments de ce voyage inoubliable.

Quand nous atterrissons à Apia, autant vous dire que nos grosses vestes polaires de Nouvelle Zélande ne sont d’aucune utilité. À peine le nez en dehors de l’avion que nous retrouvons cette chaleur torride qui, personnellement, m’avait manqué. Oui il va faire chaud et on va suer au moindre mouvement mais mince, je préfère avoir trop chaud que froid. Je suis une fille des îles après tout !

Dès nos premières minutes en terre à Samoa, la différence d’ambiance avec la Nouvelle Zélande est palpable. Les gens nous regardent, nous sourient et nous saluent, certains nous aident. Le comité d’accueil des musiciens au passage de douane nous rappelle celui de notre arrivée en Guadeloupe. Ça y est, la boucle est bouclée.

Nous prenons un taxi pour rejoindre le petit hôtel que nous avons réservé pour notre arrivée, à proximité du centre ville d’Apia. Ce n’est pas le grand luxe mais c’était le moins cher du coin. Samoa n’a pas l’air d’être bon marché en ce qui concerne l’hébergement. On verra bien.

Le chauffeur de taxi est sympa et nous échangeons quelques banalités au rythmes des sonorités  reaggeton et polynésiennes qui s’échappent de l’autoradio. On roule les fenêtres ouvertes et les idées au vent : quelles belles surprises nous réservent les îles Samoa ?

Apia, la capitale de Samoa : que de rencontres !

Pour notre premier jour à Apia, nous faisons déjà de belles rencontres. On échange pas mal avec les autres voyageurs d’origines samoa et vivant en Australie de notre auberge. Plus tard, alors que nous cherchons vaguement notre chemin, nous accostons un homme qui croise notre route en lui demandant de l’aide. Il nous accompagne jusqu’au magasin que nous cherchons et en chemin nous parle de son métier : il travaille pour la société nationale de Loto et c’est lui qui passe à la télé une fois sur deux pour le présenter. Nous discutons un moment avec lui et retournerons même le voir, un peu plus tard au bureau du Loto, où il nous explique tout les jeux de loterie qui existent dans le pays. On en profite pour lui demander quelques astuces pour l’organisation de nos prochains jours à Apia. Lui et son collègue nous donnent beaucoup d’informations utiles et nous prévoyons de nous revoir d’ici quelques jours autour d’un bon repas typiquement samoa. L’invitation est acceptée avec plaisir.

Apia n’est pas une ville très charmante, comme souvent. Malgré tout c’est une toute petite ville dans laquelle on se déplace facilement à pied. L’idée est de rester ici juste le temps de trouver un scooter et pouvoir ainsi découvrir l’île sur notre deux roues.

En attendant Lundi de pouvoir avoir un scooter, nous faisons l’expérience du Holy Sunday. Samoa est un pays très croyant. Les Samoa sont très chrétiens et le dimanche est un jour sacré. C’est bien simple, tout est fermé et les gens se retrouvent en famille et passent une bonne partie de leur journée à l’église. Pour nous, ce sera donc une journée très calme, coincés sous les ventilateurs de notre hôtel.

Au petit déjeuner, nous discutons pendant deux bonnes heures avec notre ami rencontré la veille autour de cette même table. Nous parlons des croyances et de la religion. Ils nous fait part de ses croyances chrétiennes profondes, c’est intéressant de voir à quelle point, même de nos jours, le christianisme est encore bien présent dans certaines sociétés. Nous lui parlons de l’éruption volcanique qui a recouvert une partie de l’île de Savai’i et il nous assure qu’il n’y a aucun volcan à Samoa et que ces champs de lave ne sont ni plus ni moins que des punitions de Dieu envers ces villages aux mœurs douteux… nous restons perplexes mais nous ne faisons aucun commentaire.

À midi, alors que nous nous préparons à sortir pour chercher un truc à manger, un couple nous invite à s’asseoir à leur table pour le déjeuner. Nous acceptons leur invitation avec plaisir. Le déjeuner est typiquement, nous dégustons une salade de poisson cru mariné dans du lait de coco, accompagné d’un fruit qui ressemble à de l’igname mais en moins sec sur lequel on applique une mixture trop bonne de feuille cuite avec de la coco fraîche à l’intérieur. C’est un régal ! Mala et Kin  ont a peu près notre âge, elle vit en Nouvelle Zélande et lui travaille à Apia. Nous discutons avec eux de la culture samoa et notamment des tatouages traditionnels tout en savourant les plats délicieux qu’ils nous ont offert.

Le soir, rebelote, notre ami du petit déjeuner nous propose de venir picorer dans les plats qu’il a laissé sur la table de la salle commune. En fait, c’est comme ça que ça se passe ici. Les gens ne sont ni dans le besoin, ni dans la consommation. Ils sont dans le partage. Alors les plats du dimanche viennent honorer cette tendance et chaque personne qui passe par là à droit à une part. On a déjà mangé deux bols de nouilles instantanées chacun mais la tentation est trop grande. Nous nous servons une petite assiette que nous mangeons en tête à tête. Les gens ici sont vraiment gentils.

Bon à savoir

Se rendre à Apia

L’aéroport international de Samoa se situe à 45km d’Apia. Si vous arrivez en journée, une navette fait le trajet pour une vingtaine de talas. Si vous arrivez le soir ou si vous préférez, vous trouverez des taxis pour 60 talas (~20€).
La solution la moins chère : sortir de l’aéroport, traverser la route et faire signe à un bus local, il vont tous en direction d’Apia pour 3 tala (~1€).

Où dormir à Apia

  • Pour les tout-petits budgets : Tatiana Motel, $57 talas pour 2 personnes (~20€) le moins cher de la ville. Staff sympa mais assez bruyant le matin ou la nuit en fonction des chambre. Sanitaires communs. Pain et banane mis à disposition le matin.
  • Pour ceux qui souhaitent un peu plus de confort, Olivia Motel est bien pour $70 tala pour 2 personnes (~23€) Chambre correcte avec sdb et clim si vous souhaitez.
  • Pour ceux qui veulent se faire plaisir : The Outrigger Samoan Hotel – Falé dans le jardin pour $80 tala/personne soit $160 tala pour 2 (~53€). Sanitaires commun propre, eau chaude, bon petit déjeuner, très bel emplacement, jardin avec piscine, cuisine à disposition. Possibilité de dormir dans une chambre pour plus cher.

Louer un scooter sur Upolu

Louer un scooter n’est pas légion à Samoa. Il faut savoir qu’il n’existe que deux entreprises qui louent des scooters aux touristes dans le pays : AA Motors et MotoSamoa. L’offre est moins forte que la demande donc pensez à réserver votre scooter quelques jours à l’avance en téléphonant, sinon vous risquez de devoir attendre plusieurs jours.
Nous avons loué chez MotoSamoa. Ils ont un bureau à Apia et un autre à Savai’i.
Prix pour une journée de location : $58 tala (~20€), prix dégressifs jusqu’à $49 tala pour 10 jours ou plus. Possibilité de changer le lieu de restitution du scooter avec un supplément.

Attention, pour conduire à Samoa, ils vous faut obligatoirement payer un permis de conduire Samoa qui vous sera délivré à La Poste d’Apia. $21 tala par personne qui conduit. Le document est obligatoire, si vous vous faites contrôler par la police (et ça arrive, ça nous ait arrivé deux fois la même journée…) ils vous le demanderont. Sinon, vous pouvez aussi louer une voiture. Si vous êtes plus de deux (ou que vous avez de gros bagages) ça peut être plus intéressant. Pour le coup, les entreprise de location de voiture sont très répandu à Samoa. Comptez au moins $66 tala par jour.

Que le road trip sur Upolu commence !

Lundi nous récupérons notre scooter ! Avec cela nous pourrons nous déplacer en tout autonomie sur les deux îles de l’archipel qui ne sont pas bien grandes. La location du scooter est plus chère qu’en Asie mais tant pis. Nous devons rejoindre un lodge situé à 30 minutes de route d’Apia, dans les hauteurs, à la campagne. C’est la première fois que nous sortons vraiment de la ville. Les alentours sont très calmes et charmants. Les jardins des habitations sont très bien entretenus : pelouse rase et beaux arbres fruitiers et fleuris. Nous croisons beaucoup d’enfants et de travailleurs sur le chemin, presque tous ont l’air surpris de nous voir sur le scooter. C’est vrai qu’ici personne ne se déplace comme ça. Les samoa ont plutôt recours au bus ou à la voiture.

Deux nuits à la campagne

Le Dave Parker ecolodge (voir infos pratique dans l’encadré plus bas) est perdu dans la campagne. Comme il est situé en haut d’une petite montagne, on peut jouir d’une vue extra sur l’océan et la ville en contrebas. L’endroit est calme, seuls les bruits des oiseaux et autres insectes viennent perturber le silence. Nous passerons deux nuits ici.

Mardi, après un super petit déjeuner, nous suivons Tia, l’employé du lodge, qui nous emmène découvrir la propriété. Il y a en effet deux petites cascades dans lesquelles on peu se baigner. La première est dans la jungle, on suit un petit chemin pas vraiment entretenu. Sous nos pieds, je remarque que la roche est en fait de la roche volcanique cachée par les feuilles et les plantes grimpantes qui ont poussées dessus. En quelques minutes nous sommes face à un petit bassin d’eau douce au milieu de tout ce vert. Bien entendu nous sommes seuls. Nous n’avons pas nos maillots de bain mais tant pis, nous rentrons dans l’eau en sous-vêtement, de toute façon ça séchera sur le chemin pour rentrer. On en profite pendant un bon moment. Nous apprécions réellement ces moments de simplicité et de rencontres.

 

Puis Tia nous emmène au deuxième bassin de la propriété. Celui-ci n’est pas caché mais il paraît tout aussi agréable au milieu du jardin et à l’orée de la forêt. Tia va se baigner, Arnaud le rejoint vite mais moi je reste sur le bord à prendre quelques photos. Ils seront bientôt rejoint par un groupe de jeunes travailleurs venus se rafraîchir. Elle est pas belle la vie ?

Après une petite sieste, nous partons en direction de toboggans naturels à quelques kilomètres du lodge. Cette fois nous prenons le scooter et c’est presque cheveux au vent que nous roulons. Les toboggans naturels sont situés dans une propriété privée. Nous payons l’entrée et découvrons un ensemble de bassins d’eau et de roches volcaniques qui forment une belle attraction. En fait, les pentes des roches ne sont pas trop abruptes et l’eau qui coule dessus nous permet de glisser sur les roches et d’arriver dans des bassins assez profond. Nous ne sommes qu’au début de la saison pluvieuses, les bassins ne sont donc pas vraiment remplis et nous pouvons profiter que de deux toboggans mais dans quelques mois, nous ne doutons pas que c’est d’un véritable parc aquatique naturel dont les visiteurs peuvent profiter !

Bon à savoir

Dave Parker Eco Lodge : $66 tala pour 2 personnes. Chambre propre avec petit déjeuner. Dîner sur place possible.

 

La côte sud d’Upolu  – Si’umu : cascades de Togitoga, kayak dans la mangrove et dodo sur la plage

Mercredi, nous prenons la route qui traverse l’île pour rejoindre la côte sud d’Upolu. Nous n’avons rien de réservé et espérons trouver un endroit joli pour passer la nuit. En une petite heure nous sommes de l’autre côté de l’île et commençons nos recherches. Pour la première fois, nous voyons de près les belles plages et le lagon qui entoure les îles. C’est magnifique. Le long des plages, des petites plateformes en bois surplombées d’un toit de paille sont disposées et permettent au gens de s’installer et de profiter de la vue. Ce sont des fales (falé). Les fales sont des habitats traditionnels des îles Samoa. Lorsqu’on passe dans les villages, on peut en voir de très grands construits en pierre ou en béton. Grands espaces sans mur ni fenêtre, ils permettent aux gens de vivre à l’extérieur sans avoir trop chaud. Ils sont à l’ombre et l’air naturellement présent (surtout à la plage) les rafraîchit.

Les fales sont aussi mis à disposition des touristes qui cherchent un lieu pour dormir. En effet, les îles Samoa n’ont pas vraiment d’offre hôtelière. Les établissements touristiques sont de gros resorts très chers et vous vous doutez bien que nous n’avons ni les moyens ni vraiment l’envie d’en profiter. Alors pour les touristes beaucoup moins fortunés, les habitants proposent des fales sur la plage. Des pieds en bois, une plateforme, un toit, un matelas, une moustiquaire et c’est tout. Ainsi, pour notre première nuit loin de la ville, nous avons choisi de dormir dans un de ces petits hébergements. Là où nous sommes, c’est le seul vraiment disponible et il est coincé entre deux resorts. On s’en fiche, la vue est splendide et le coin on ne peut plus calme.

Nous passons deux nuits ici et en profitons pour visiter les environs tout proche. Nous commençons par aller faire une petite marche le long de la côte de l’île. Un chemin nommé Costal Walkway nous permet de voir les falaises de roches volcaniques qui tombent à pic dans l’océan. Certains îlots de roches se sont détachés de l’île et créent ainsi un superbe paysages contrasté : la végétation d’un vert intense pousse sur ces roches volcaniques profondément noires. L’eau clair de l’océan Pacifique forme de violents rouleaux qui, au fur et à mesure du temps, ont taillés la roche. Au bout du chemin, nous avons une superbe vue sur l’ensemble depuis un champs de lave assez impressionnant. C’est la première fois que nous marchons au milieu d’un tel paysage !

Après cette jolie marche au soleil, nous décidons d’aller nous rafraîchir. Ça tombe bien, la cascade de Togitogiga est à quelques minutes de là et nous promet un bain rafraîchissant bien mérité ! Nous arrivons sur un site très bien entretenu où il est possible de s’installer pour la journée voire la nuit si on est équipé. En contrebas du jardin, coulent quelques petites cascades dans des bassins d’eau douce. L’endroit est calme et nous sommes presque seuls. Nous piquons une tête dans l’eau bien clair de la rivière. Autour de nous, la végétation tropicale pousse sur les parois rocheuses formant ainsi un mur végétal parfait. C’est superbe.

Dans l’après midi, nous retournons à notre hébergement et allons nous installer sur les fales mis à disposition dans le restaurant d’à côté. On s’installe pour y boire un coup et manger un bon plat local : des steak de thon parfaitement préparés accompagnés de taro (la pomme de terre locale),de noix de coco et quelques tomates revenues avec de l’ail. C’est un régal ! Le cadre est tout simplement idyllique : face à nous le lagon turquoise, la plage de sable blanc et les cocotiers viennent ajouter du cachet à ce moment déjà parfait.

On discute avec le gérant du restaurant très intéressé par le fait qu’Arnaud sache conduire une moto. Il en profite d’ailleurs pour lui faire une petite leçon privée. Ici tout le monde apprends sur le tas à conduire une voiture. Pas d’auto école dans ce pays, c’est papa qui enseigne à ses enfants la conduite de la voiture. Notre ami aimerait désormais apprendre à conduire un deux roues, Arnaud lui laisse donc tester quelques minutes le scooter. Nous en profitons pour lui glisser à l’oreille que ça pourrait être une bonne idée de business dans le coin !

En fin de journée, quand le soleil est sur le déclin, nous louons deux kayaks. La veille alors que nous nous baladions le long de la plage, nous avons repéré l’embouchure d’une rivière. De cette embouchure, nous pouvons accéder à une belle mangrove. Nous décidons donc d’y retourner aujourd’hui avec nos kayaks ! Une balade un peu sportive mais absolument géniale pendant laquelle nous avons pu profiter du calme de la mangrove complètement seuls. Autour de nous, les oiseaux semblent par milliers tellement leurs chants nous encerclent. La nature est magnifique. Enfin, cette journée au Paradis s’achève sur un très beau coucher de soleil derrière les maisons de luxe voisines, sur pilotis.

To sua Trench et Lalomano

Vendredi, nous quittons notre hébergement et reprenons la route vers l’Est de l’île d’Upolu. Ce soir nous devrions dormir près de Lalumanu, il paraît que la plage y est très belle. En chemin, nous nous arrêtons au To Sua Ocean Trench, une très grande piscine d’eau salée. Encore un endroit hyper calé qui donne envie d’y rester toute la journée et même la nuit. Imaginez un jardin très bien entretenu équipé de quelques fales pour que l’on puisse se reposer à l’ombre face à l’océan. Le jardin est situé sur une colline ce qui permet d’avoir une superbe vue sur l’océan et les falaises. Au milieu du jardin, un trou gigantesque laisse entrevoir la piscine qui se situe à quelques dizaines de mètres en sous nos pieds. On y accède par un escalier de pierre puis une échelle en bois glissante. L’eau est transparente comme toujours. La baignade est originale, on a l’impression de nager au milieu d’une grotte à ciel ouvert. L’endroit est sans doute le plus touristique que l’on a pu visité, et pour cause, la photo du To Sua Ocean Trench est absolument partout sur les internets quand on fait une recherche sur Samoa. Mais nous sommes en basse saison, et même s’il y a plus de monde que d’habitude, nous sommes encore très loin du tourisme de masse que l’on fuit.

Après cette belle baignade, nous parcourons les quelques kilomètres qui nous séparent de la plage de Saleapaga, voisine de Lalumanu. Ici, nous choisissons de nous installer dans des fales très sommaires mais charmants, sur la plage de sable blanc. L’endroit est encore plus paradisiaque que la veille. Nous passerons trois nuits ici, deux jours à ne rien faire au bord de l’eau. L’endroit est calme et nos profitons du lagon turquoise et de l’eau claire. Arnaud a installé le hammac près du fale, pour des heures et des heures de détente face à l’ocean. Que demander de plus ?

Retour à Apia et visite du village culturel

Le reste de la côte au nord d’Upolu ne dispose pas de plage, nous traçons donc direct sur notre bolide jusqu’à Apia où nous logerons dans un hotel charmant avec piscine. On ne change pas les bonnes habitudes, les chambres sont trop chères pour nous donc nous dormirons dans les fale installés dans le jardin. Honnêtement on est pas mal. De retour dans la capitale, nous allons faire un tour au village culturel qui propose, trois fois par semaine, la découverte des usages et traditions de Samoa gratuitement.

Pendant trois heures, nous sommes guidés à travers différents fales pour y voir la cuisine, l’artisanat, et l’art de Samoa. Le guide commence par nous montrer la façon traditionnelle de cuisiner le Taro (la faùeuse pomme de terre locale) et le poisson. Ils créent un énorme feu recouvert de pierres sur lequel ils posent le taro ainsi que des petites poches d’aluminium rempli de poisson et d’autres qui contiennent les feuilles de taro mélangées à de la crème de coco. Ils recouvrent le tout de feuilles de bananiers et laissent cuire pendant une petite heure. Nous aurons l’occasion de le déguster à la fin de la visite. Nous avons déjà pu y goûter lors de nos premiers jours ici. On peut vous le dire : c’est super bon.

Puis le guide nous montre comment ils font la crème de coco. Ils cassent la noix de coco mûres et tombées de l’arbre, rappent l’intérieur puis, à l’aide de fibre de bananier, récupèrent la coco râpée et l’essorent dans un récipient. Magie, du lait de coco hyper bon s’échappe copieusement de ses mains. Ça parait hyper simple à faire, mais d’expérience nous le savons, couper une noix de coco n’a rien de facile !

Enfin, la visite se tourne vers l’artisanat de Samoa. Nous faisons la rencontre de sculpteurs (que des hommes) et de femmes qui transforment le bois en tissus. Les procédés et les outils sont très archaïques et n’ont pas vraiment évolués depuis l’âge de pierre. Tout est fait à la main à l’aide d’outils issus de la mer (coquillages par exemple) ou de la terre (roches et bois).

Que serait cette visite si nous ne pouvions pas voir le travail des tatoueurs ? Comme dans toute la Polynésie, les tatouages font partie intégrante de la culture et des traditions des Samoa. Le tatouage est une véritable rite de passages de l’adolescence à l’âge adulte et marque les valeurs que chaque homme et femme doit représenter. Le “full body tatoo” recouvre le corps des hommes et des femmes des hanches jusqu’aux genoux. La femme, lorsqu’elle se fait tatouer le corps accepte d’incarner le rôle que l’on attend d’elle. Elle doit être servie et protégée et honorer sa famille et son foyer. L’homme quand à lui montre son courage et sa force. Le tatouage traditionnel Samoa est réalisé par des artistes qui se passent le titre au fil des générations. Tout le monde ne peut pas être un artiste tatoueur ! Sa fonction en est presque sacrée.

Pour finir, nous dégustons avec les mains, dans des assiettes créée à partir de feuilles de palmiers (ici, le palmiers sert à beaucoup de choses !), les mets préparés au feu de bois au début de la visite. Le repas s’accompagne des danses traditionnelles. Les danses des hommes sont très dynamiques et presque sportives tandis que celles de femmes, semblables aux vahinés de Tahiti, sont beaucoup plus douces et apaisantes.

Nous arrivons à la moitié de notre séjours aux îles Samoa. Après l’île d’Upolu, c’est sur la grande île voisine que nous souhaitons aller. Nous rendons notre scooter, prenons le bus et le ferry et mettons donc le cap sur Savai’i. Mais ça, on vous en parle dans le prochain article ! 

Cet article vous a plu ? Epinglez-le

NOTRE NEWSLETTER